Connect with us

Essais

Essai de la Peugeot 508 GT

Publié

on

Pari osé: Prétendre qu’une grosse berline mazout à boîte auto est une sportive. On tente?

Cette 508, c’est le nouveau design de chez Peugeot. Le constructeur fait l’impasse sur le style outrancier de la 407 pour donner énormément de classe et de charisme à son nouveau vaisseau amiral. Bizarrement, elle me rappelle un autre félin: la Jaguar XF mais dans un autre style. Pour ma part c’est une vrai réussite stylistique, une auto qu’on a plaisir à regarder, surtout dans ce blanc nacré et ses jantes 18″. Mais nous n’avons pas à faire à une classique 508, puisqu’il s’agit de la GT. Badge sur la calandre, double sortie d’échappement, pas de spoiler proéminent par contre… on reste discret.

Ce haut de gamme se veut forcément au top, et quand on s’y assoit, on s’y sent immédiatement bien. Mieux que le divan de mémé. Un siège suffisamment baquet pour bien vous maintenir dans les virages. Vraiment chouette ce siège, réglable dans tous les sens, tout comme le volant. Pas de fioritures sur la planche de bord, on est loin de la tristesse d’un VW Passat, mais on atteint pas l’émotion d’une Italienne… On trouve tous les équipements de confort habituel sur ce genre de finitions, finitions qui sont excellentes par ailleurs. Par contre j’ai trouvé que ça manquait de petits rangements astucieux pour une voiture de cette taille.

Niveau comportement, on atteint le summum de chez Peugeot. Loin du châssis joueur d’une RCZ. La 508 GT est un rail. A 240km/h soit sa vitesse maxi, aiguille du compteur bloqué, on ne ressent absolument aucune contrainte. Aussi bien au niveau du volant qu’au niveau sonore. Et elle tient aussi le parquet dans les virages! Malgré son poids, elle prends très peu de roulis et pratique les enchaînements vigoureux sans en avoir peur. Seule la GT reçoit la technologie à double triangulation à l’avant, et je peux vous dire que ça fonctionne plutôt bien. Non seulement il est très difficile de la faire décrocher, mais quand vous y arrivez, les garde fou électroniques se mettent en route immédiatement et vous raménent dans le droit chemin. Du sérieux.

Le moteur, moulin à débats entre voiture française et allemande, est un 4 cylindres en ligne diesel turbo. Pas de V6 donc. Mais attendez un peu, un 2.2L qui développe 204ch, c’est assurément un rendement à faire pâlir une essence ça! Dépassant les 1500kg à vide,  les 204ch vous propulsent de 0 à 100km/h en 8.2sec. C’est une bonne performance, tout en sachant que ce moteur est incroyablement sobre: 5.7L de moyenne annoncé en cycle mixte! Bien que cette moyenne a tout simplement était pulvérisée durant les 2000km parcourus à son bord, il est envisageable de les obtenir en ayant le pied un peu plus léger. Grand enfant que je suis, j’irais bien y fourrer un moteur deux fois plus puissant… pour voir!

La boîte auto, confectionnée exclusivement pour ce moteur, est une réussite dans son confort et sa rapidité bien qu’elle ne soit pas à double cloche comme les boîtes DSG. Elle fonctionne par rapport à la pression exercée sur la pédale.  Exemple: Vous êtes tranquillement en 6éme sur une longue nationale, un tracteur pointe le bout de son nez, pied écrasé sur l’accélérateur, la boite descend 2 rapports et vous propulse de la meilleure façon possible! On s’y fait assez vite. Elle dispose de 3 modes de fonctionnement: Normal, neige ou sport, ce qui agit uniquement sur le régime moteur avant passage d’une vitesse. Il est aussi possible de passer en boite séquentielle avec passage des rapports au volant (pas fan) ou au levier en poussant et tirant. Une manière très sympa d’enchaîner les virages plutôt que de laisser la boîte tout faire. Quoi qu’il en soit la boîte reprendra automatiquement le dessus en cas d’erreur (freinage sans descendre les rapports).

La 508 GT n’est certainement pas destinée aux circuits et Peugeot ne se donne pas les moyens de proposer une concurrente à une M5 par exemple. Mettre 300 voir 400ch dedans? Il en serait capable. Et il serait vraiment intéressant de voir un constructeur français titiller de si près les grosses Allemandes… Cela n’empêche pas à la 508 GT d’offrir un dynamisme rare, autant par son excellent châssis que par son moteur rempli comme un oeuf. Elle respire le très bon et rien que pour ça, c’est une réussite.

 

Fondateur de SpeedGuerilla et désormais Crank. Amoureux de vitesse et photographe à ses heures.

Essais

Essai Audi A7 Sportback 2018

Publié

on

Audi A7 Sportback 2018

C’est à Milan, capitale mondiale de la mode et du design, qu’Audi m’a convié pour venir essayer la nouvelle Audi A7 Sportback. Une Audi qui inaugure un nouveau langage stylistique, symbole d’avant-gardisme et d’innovation.

Matière de design

Voici donc la seconde itération de l’A7 après le lancement de la première génération en 2010. Elle réinterprète le design du coupé 4 portes haut de gamme à la chute de rein impressionnante. La marque apporte toujours l’attention sur les détails, et c’est encore le cas pour ce modèle.

Cette nouvelle A7 Sportback aiguise sa calandre Single Frame toujours plus large inspirée du concept Prologue et conserve sa magnifique silhouette grâce à un gabarit quasiment inchangé: une longueur de 4,97 m et un toit posé à 1,42 m.

La partie la plus sexy de cette voiture est sans aucun doute la signature lumineuse des feux arrières. Elle est créée par une bande de LED logeant 13 éléments verticaux qui s’illuminent, s’éteignent et disposent d’animation propre au verrouillage / déverrrouillage du véhicule.

La finition S-Line ajoute encore plus de style à l’extérieur et un peu de techno à l’intérieur. La caisse est abaissée de 10 mm, elle a le droit au matrix LED, des jantes de 20″ et des ailes plus musclées. Les sièges avant chauffants et le hayon électrique sont de série. Vous pouvez même ajouter des sièges massants et un éclairage ambiant avec un choix de 30 couleurs, si vous êtes indécis.

Enfin, l’A7 profite de son nouveau châssis partagé avec l’Audi A8 pour étrenner les quatre roues directrices en complément du quattro livré en série.

Audi A7 Sportback 2018

A l’intérieur

Comme dans l’A8 et désormais aussi l’A6, l’A7 sort le grand jeu avec une planche de bord entièrement numérique. Elle accueille trois écrans qui réunissent quasiment toutes les fonctions, c’est la fin des boutons partout (on en trouve encore quelques uns comme sur le volant), et j’allais oublier l’affichage tête haute. Évidemment, le choix des matériaux est de bon goût, la construction et la finition sont parfaites, et l’ambiance générale assez clinique penche vers le minimaliste.

L’ergonomie, parlons-en, elle progresse grâce à ses écrans. Leur menus sont faciles à assimiler et les fonctions principales profitent d’accès directs, tout est très réactif et aucun lag n’est à signaler. L’écran du haut est dédié à la cartographie GPS et au système multimédia, celui du bas remplace la commande MMI et affiche en permanence le menu de la climatisation. Le retour haptique permet de petites vibrations à chaque tapotement de votre doigt, et aide à définir ce qui est sélectionné. Il est possible de désactiver la fonction, mais c’est quand même bien utile. A noter, l’A7 Sportback embarque pas moins de 39 systèmes d’aide à la conduite!

Et encore un petit mot d’éloge pour Audi et cet intérieur, la marque ne lésine pas sur le confort avec des sièges bon marché. Parfois, les voitures de luxe vous impressionnent avec des cuirs magnifiques à l’avant et plus rien pour les places à l’arrière (pauvres enfants). La quantité de métal dans l’habitacle de l’A7 est incroyable, même sur la banquette arrière, l’aluminium brossé, le climatiseur tactile et les garnitures continuent d’impressionner.

Audi A7 Sportback 2018

Sous le capot

Au lancement, l’A7 Sportback n’aura le droit qu’a des V6. L’essence s’appelle A7 55 TFSI, c’est en réalité le V6 bi-turbo 3.0L TFSI de 340ch. Silencieux, puissant, et efficient, il est associé à une boite auto S tronic à 7 rapports. Bien que ce ne soit pas sa vocation première, on lui trouve même un soupçon de sportivité en mode dynamique lorsque l’on monte dans les tours. Sa puissance lui permet de faire décoller l’A7 de 0 à 100 km/h en 5.3 sec!

Si vous êtes plus adepte du diesel, il faudra opter pour le V6 3.0L TDI, officiellement appelé A7 50 TDI. La puissance atteint les 286 ch et le couple à 620 Nm dès 2 250 tr/min. Il est associé à une boite automatique tiptronic à 8 rapports. Une boîte extrêmement douce mais qui manque parfois de réactivité dans les relances comparé à la S Tronic. Les performances sont tout à fait respectable avec un 0 à 100 km/h en seulement 5,7 sec!

Niveau consommation, on peut rester sous la barre des 8L/100km sans problèmes, en partie grâce à une nouvelle technologie hybride légère (MHEV) qui s’appuie sur un réseau de bord en 48 volts et une batterie lithium-ion. L’Audi A7 Sportback est capable d’avancer en roue libre lorsque le conducteur lève le pied entre 55 et 160 km/h, le moteur se coupe entièrement. Ce dispositif permet aussi d’activer le stop&start dès 22 km/h et de redémarrer instantanément grâce à l’alterno-démarreur. Au volant, c’est totalement imperceptible.

Audi A7 Sportback 2018

Au volant

Si vous pensiez comme moi, qu’emmener une voiture de 5m de long dans des petits routes de montagne coincées entre les Alpes et le Lac de Come allait être compliqué, pensez encore. L’Audi A7 Sportback dispose des quatre roues directrices! On s’aperçoit alors comment cinq petits degrés de braquage aux roues arrière suffisent à donner la vivacité d’un coupé à cette grosse voiture. En dessous de 60 km/h, les roues contrebraquent de 5° ce qui réduit le diamètre de braquage de 1,1 m. A partir de 60 km/h le train arrière braque dans le même sens que le train avant pour asseoir la stabilité à haute vitesse. Effet garanti!

La direction est précise et avec l’aide du quattro, toute la cavalerie passe au sol sans broncher. Il est vraiment difficile de mettre en défaut cette A7!

Reste sa principale vocation: avaler les kilomètres dans un confort absolu. Pour se faire, le client peut choisir entre quatre configurations de suspension : une suspension à ressorts en acier traditionnelle, une suspension sportive qui abaisse le niveau du véhicule de 10 mm, un amortissement à commande électronique et une suspension pneumatique qui adapte la garde au sol de façon autonome. C’est cette dernière que j’ai eu la chance d’essayer, et je peux vous dire que l’effet est saisissant. Le confort grimpe en flèche, et en même temps le toucher de route reste excellent. Cette suspension efface aussi pas mal de bruits parasites dans l’habitacle, et comme si cela ne suffisait pas, il y a un nouveau vitrage encore meilleur en acoustique.

Elle réussit donc à être agile et dynamique sur les routes sinueuses, mais aussi confortable et reposante sur les longues portions d’autoroute.

Audi A7 Sportback 2018

Conclusion

L’Audi A7 est une limousine de luxe habillée par un grand couturier. Laissez la conduire dans le trafic, profitez du silence sur l’autoroute, et appréciez cette ambiance. Elle offre un dynamisme de grande GT tout en conservant son confort ( c’est un peu plus vrai quand vous ne craquez pas pour les magnifiques jantes de 21″ ).

Le TDI sera toujours le choix des gros rouleurs, malgré un 55 TFSI des plus réussis, et qui reste à mon sens le meilleur choix pour le moment. Cerise sur la gâteau, Audi réussit à apporter la technologie de manière si joliment présentée qu’elle ne semble pas déroutante ou déconcertante. Bravo!

Photos

Notation

9 Note
Pour
  • Design charismatique
  • Compromis confort / dynamisme
  • Technologie
  • Contre
  • Boite du TDI un peu moins rapide
  • Sex Appeal9
    Vie à bord10
    Performances8.5
    Plaisir de conduite8.5

    Fiche Technique

    Audi A7 55 TFSI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2995
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 340 à 5000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 500 à 1370
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1890
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,56
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″3
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 5,8
    CO2 (g/Km) : 150

    Audi A7 50 TDI

    MOTEUR
    Type : V6 turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2967
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 286 à 3500
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 620 à 1250
    TRANSMISSION
    Intégrale
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (8)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1955
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 6,84
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 5″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 7,1
    CO2 (g/Km) : 161

    // Merci à Audi France pour l'invitation
    

    Lire la suite

    Essais

    Essai Ford Mustang Ecoboost 2018

    Publié

    on

    Ford Mustang 2018

    Depuis 2014, la Mustang est importée officiellement en Europe. Voici la version 2018, un restylage qui apporte un nouveau style plus athlétique et de nombreux équipements technologiques.

    Présentation des troupes

    Pas de doute, c’est toujours une Mustang! Le style, plus emblématique que jamais, n’a pas vraiment été modifié (et c’est tant mieux). Il y a de nouveaux phares à LED et des feux arrières qui sont désormais transparents, un nouveau capot avec des prises d’air supplémentaires. Moins visible, l’aéro a été légèrement modifié pour inclure un nouveau spoiler à l’avant et un écoulement d’air en dessous de la caisse plus efficace.

    À l’intérieur, le tableau de bord a reçu un léger relooking avec de nouveaux matériaux et de nouveaux instruments entièrement numériques. Les plus gros changements se situent sous le capot. On trouve une nouvelle boîte de vitesses automatique à 10 rapports construite par Ford. En option, Ford propose un système d’amortisseur Magneride pour la suspension. De plus, il y a un nouveau système de freinage anti-collision avec détection des piétons, ainsi qu’une direction active de maintien de trajectoire et un régulateur de vitesse adaptatif.

    Ford Mustang 2018

    Moteur, action!

    Dès les premiers kilomètres, les sensations ne sont pas les mêmes par rapport à la précédente Mustang. Premièrement, la nouvelle boite à dix rapports, quand même un peu moins performante que les références du marché, est très impressionnante et n’a aucun mal à jongler avec ses multiples ratios. Deuxièmement, le 4 cylindres EcoBoost arrive à propulser la Mustang avec force et vivacité, avec une caisse désormais bien mieux maintenue grâce au MagneRide.

    Une fois que la route devient intéressante, la Mustang rappelle qu’elle est une bonne grosse voiture Américaine. Tout de même 1747kg pour la Fastback Ecoboost en BVA, on ne peut pas dire que ce soit un poids plume. Malgré tout, les nouveaux amortisseurs Magneride, qui peuvent lire la route et ajuster leur rigidité 1000 fois par seconde, assurent un maintien sur les appuis largement améliorés par rapport à ce que je connaissais. On ne va pas se voiler la face, son truc à elle, ça reste les lignes droites!

    Le moteur EcoBoost de 2,3 litres a mystérieusement perdu une vingtaine de chevaux depuis la dernière génération, une sombre histoire de normes environnementales, enregistrant désormais un 290ch et 440 Nm officiel. Ford dit avoir ajouter un filtre à particules pour l’échappement, mais il enregistre les mêmes chiffres de performance qu’auparavant. Soit.

    L’EcoBoost est également environ 90 kg plus léger que le V8. Quelque chose que l’on ressent bien en entrée de virage. A noter aussi que la Fastback (coupé) est plus rigide que la Convertible et qu’en fait, à mon goût, cette version est la plus précise et équilibrée qui existe.  Bien sur, le moteur EcoBoost va toujours être une déception après avoir goûté au bon gros V8, mais cela reste une moteur très rapide, capable d’emmener comme il se doit la Mustang.

    Le choix est donc cornélien. Pour une conduite cool et posée: Convertible V8, pour la précision et le touché de route: Fastback EcoBoost. C’est un choix entre puissance et précision: Achetez le V8 si vous voulez le son et l’accélération. Achetez l’EcoBoost si les routes serrées et sinueuses sont votre trajet quotidien.

    Ford Mustang 2018

    A l’intérieur

    La Mustang reçoit un nouveau pack d’instruments numériques pour 2018, que vous pouvez coordonner niveau couleur selon votre humeur. Selon le mode de conduite sélectionné (Normal ou Sport, Sport+, Race ou encore Neige), l’affichage passe des doubles cadrans ronds à une simple bande pour le compte-tours qui n’est pas sans rappeler la Ford GT.

    Il y a un autre mode appelé Drag Strip, qui combine le Launch Control avec un adoucissement des amortisseurs arrière Magneride pour permettre à la voiture de s’accroupir pour un maximum de grip et de bondir pour une accélération maximum. Inutile, donc parfaitement indispensable. Tout comme le Line Lock qui permet tout simplement de … burner!

    Vous pouvez choisir parmi des sièges standards ( larges et confortables ) ou des baquets Recaro (qui sont un peu étroits si vous êtes de proportions généreuses). Le confort et l’espace à l’avant sont bien.

    Le défaut principal est la présence encore trop nombreuse de plastique comme les boutons effets chromés à la base du tableau de bord. Même avec un prix de départ autour de 39.990 €, on ne tient pas la comparaison avec Audi ou BMW. Le patrimoine de ce mythe roulant ne rattrape pas tout.

    Ford Mustang 2018

    Bon marché?

    Clairement, les propriétaires de V8 auront besoin d’action chez Total. Sur les chiffres officiels, on vise les 12L/100km, et vous allez faire beaucoup plus au quotidien, on le sait que vous allez caresser exagérément la pédale d’accélérateur pour entendre le V8 vrombir! L’EcoBoost prend ici tout son sens, avec un 9L/100km combiné, ce qui est un chiffre réaliste au quotidien.

    La nouvelle boite à dix rapports fait gonfler la note comme les amortisseurs Magneride (un must-have de 2000€). Reste qu’à 39 900 € prix d’entrée pour une Mustang et 43 900 € pour la V8 hors malus, cela reste tout de même bon marché. Que peut on acheter d’autres avec autant de style et de performance?

    Ford Mustang 2018

    Conclusion

    Malgré son lot de mise à jour qui la rend encore plus technologique, la Mustang reste une brute toujours aussi cool. Pas vraiment une voiture  de sport, non, une muscle car comme disent les Américains.

    C’est peut-être une voiture imparfaite, mais terriblement attachante. De toute évidence, le style, le badge et l’attitude ont un attrait énorme pour tous ceux qui aiment la voiture, le nombre de pouce levé et de sourire à son passage est tout simplement hallucinant. Les mises à jour ont sans aucun doute amélioré la Mustang. Ce n’est pas sophistiqué, mais c’est très amusant.

    La Fastback EcoBoost avec amortisseurs Magneride est probablement le meilleur choix si vous vous souciez de la conduite. Mais pourriez-vous dire non au V8?

    Photos

    Notation

    8.6 Note
    Pour
  • Une sacré gueule
  • Une excellente boite 10
  • Tarif avantageux
  • Contre
  • Lourde
  • Précision au volant
  • Sex Appeal10
    Vie à bord8.5
    Performances8
    Plaisir de conduite8

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres turbo
    Position : Avant
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 2261
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 290 à 5400
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 440 à 3000
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (10)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1673
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,76
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 233
    0 à 100 km/h : 5″5
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 9,2
    CO2 (g/Km) : 205

    // Merci à Ford France pour l'invitation.

    Lire la suite

    Essais

    Essai Audi R8 RWS

    Publié

    on

    Audi r8 rws

    L’Audi R8 est une supercar incroyable avec un grip formidable fourni par la transmission intégrale. Mais que se passerait-il sans le quattro? Apparemment c’est la drôle d’idée qu’a eu Audi Sport pour le plus grand bonheur de ceux qui aiment la glisse en produisant en série limitée l’Audi R8 RWS, pour Rear Wheels Series.

    Qu’est ce qui change?

    La R8 RWS est une R8 qui a perdu son quattro, donc l’arbre de transmission, l’embrayage multi-disques et le différentiel central. Et hop, 50 kg en moins sur la balance pour atteindre les 1590 kg. Les réglages du châssis sont aussi revus en conséquence. Les ingénieurs se sont attardés sur la direction, plus directe, les réglages de suspension et la barre anti-roulis à l’avant est 10% plus rigide.

    « L’Audi R8 V10 RWS est conçue pour les puristes. »

    Stephan Winkelmann, Directeur Général d’Audi Sport GmbH.

    Du coup, on a une voiture qui devrait être fondamentalement différente à conduire. Et cela sans que rien ne puisse le suggérer de l’extérieur. Enfin si, quelques subtils détails comme l’absence de badge quattro (logique) remplacé par des badges Audi Sport mais aussi un sideblade couleur carrosserie pour celui du bas et noir pour celui du haut. Seul les propriétaires choisissant de conserver la bande rouge dans la config permettront aux non-initiés de vraiment la distinguer. Une bande rouge qui traverse la carrosserie comme sur l’Audi R8 LMS GT4 qui fera l’objet d’un article prochainement…

    Audi r8 rws

    Oh ce V10!

    Je suis définitivement amoureux de ce V10 atmo! Il délivre ici 540ch pour permettre à l’Audi R8 RWS de réaliser le 0 à 100 km/h en 3,7 secondes. Mais plus que les chiffres, ce sont ses vocalises toujours aussi folles qui grimpent jusqu’à atteindre les 8500 tr/min pour repartir de plus belle! Onctueux, souple, parfois violent lorsque l’on décide de le cravacher, c’est en tout cas toujours un plaisir de le retrouver et de lui faire dégourdir ses cylindres!

    La boite S-Tronic 7 rapports fait toujours des merveilles, elle est d’une efficacité remarquable.

    Audi r8 rws

    Au volant

    La grande différence avec cette R8, c’est que vous devez penser beaucoup plus à votre manière de prendre les virages: Quelle vitesse en entrée? Combien de gaz en sortie? Quel angle de braquage? Plus question de compter sur la magie du quattro! Les niveaux d’adhérence sont quand mêmes fous mais l’arrière sait se montrer joueur.

    Elle demande donc beaucoup plus d’engagement à son pilote pour être emmenée dans ses retranchements. La satisfaction de la conduire est d’autant plus grande. La direction semble donner plus d’information et de manière plus naturel, plus simple. Le châssis plus rigide à l’avant ne doit pas être étranger à tout ça.

    Audi a même réglé l’ESP Sport pour des dérives contrôlées. Une aire plane mise à disposition a permis de vérifier tout cela: ESP connecté, tout est sous contrôle, ESP Sport, il  y a de quoi s’amuser, et ESP Off, c’est complètement fou! Réussir de belles dérives en est même assez difficile!

    Audi r8 rws

    Le plaisir comme maître mot

    Même si le châssis est plus joueur, le V10 5.2L digne d’un opéra reste la caractéristique principale de l’Audi R8. C’est d’autant plus vrai puisqu’il faut désormais s’appliquer pour en extraire toute la rage. Moi qui avait quelques à priori sur le fait d’utiliser le V10 en 540 ch plutôt que le 610 ch de la V10 Plus, je pense désormais qu’avec 540 ch, c’est largement plus de puissance qu’il n’en faut pour une conduite sportive!

    J’ai été assez chanceux pour avoir essayé chaque version de la R8, mais il ne fait aucun doute que si j’avais l’argent, c’est cette version que je prendrais. Oubliez les chiffres, la RWS reste incroyablement rapide. Tout est terriblement gratifiant à son bord, que l’on désactive toutes les aides ou que l’on laisse l’électronique nous garder en « sécurité » et la boite à double embrayage faire le job. Tout reste bien fait et intuitif, à l’image de la marque. Il n’y a bien que les petites touches de carbone à l’intérieur qui me manquent, disponible malgré tout dans le configurateur.

    Audi r8 rws

    Conclusion

    Seulement 999 exemplaires de prévus (futur collector?) mais surtout un ticket d’entrée à 143 800 €, c’est tout de même de 30 070 € de moins que la version quattro! Le plaisir est au rendez-vous, le V10 atmosphérique aussi. Bien joué Audi!

    Photos de l’Audi R8 RWS

    Notation

    9.6 Note
    Pour
  • Plaisir de conduite
  • V10 atmo
  • Tarif avantageux
  • Contre
  • Moins efficace que le quattro
  • Mais est-ce vraiment important?
  • Sex Appeal10
    Vie à bord9
    Performances9.5
    Plaisir de conduite10

    Fiche Technique

    MOTEUR
    Type : V10
    Position : Centrale arrière
    Alimentation : atmosphérique
    Cylindrée (cm3) : 5204
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 540 à 7800
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 540 à 6500
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : automatique (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1590
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 2,94
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 320
    0 à 100 km/h : 3″7
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 12,4
    CO2 (g/Km) : 283

    // Merci à Audi France pour l'invitation.

    Lire la suite

    Tendance