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Essai de la Volkswagen Golf 7 GTI Clubsport

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Parfois les vacances prennent des tournures aussi improbables qu’excitantes : des amis, un grand road-trip, et bien entendu une auto épicée à découvrir ! C’est ainsi que trois Petrolheads se sont retrouvés en Allemagne au début du mois. Au programme : plus de 1000 kilomètres à travers l’Allemagne, l’Autriche et la Suisse. La monture ? La nouvelle Volkswagen Golf 7 GTI Clubsport ! Nous vous avons gardé la quatrième place, alors installez vous confortablement !

Préparé minutieusement depuis de longues semaines, ce road-trip de trois jours nous a non seulement permis de tester la GTI Clubsport dans des environnements variés (ville, autobahn, cols de montagnes…), mais aussi de visiter un certain nombres de lieux incontournables pour des passionnés d’automobile (Musée Porsche, Motorworld Böblingen, Autosalon Singen…). Ce dernier point fera l’objet d’un second article à découvrir prochainement.

Extérieur

Comme son nom l’indique, cette GTI Clubsport est un dérivé plus radical de la Golf 7 GTI. Les deux autos sont donc proches du simple point de vue du design extérieur, et on retrouve logiquement la double sortie d’échappement de la GTI, les logos GTI, ainsi que la ligne rouge sur la calandre. Toutefois, un certain nombre d’éléments vous permettront de différencier une GTI d’une GTI Clubsport : cette dernière bénéficie d’un agressif spoiler à l’arrière, d’un bouclier avant retravaillé avec des appendices aérodynamiques proéminents, de magnifiques jantes de 19 pouces, de feux arrières teintés façon Golf R, et d’un sticker « Clubsport » sur le flanc du véhicule.

Après la GTD, la GTE, la GTI, et la R, la question suivante pouvait se poser : quelle identité pour la GTI Clubsport, quelle légitimité ? Le résultat, c’est probablement la plus belle configuration extérieure de la gamme Golf. Entre la trop sage GTI et l’exubérante R, la Clubsport trouve sa place et son segment : celui de la compacte sportive ultime, la Golf du puriste ! Les éléments extérieurs cités plus haut lui permettent de se différencier et d’afficher clairement la couleur sans jamais basculer dans une version Bling Bling de la GTI. Notons toutefois que notre modèle noir ne rend pas vraiment justice à ces éléments extérieurs additionnels eux aussi noirs, tandis qu’un blanc fait parfaitement le contraste. Les designers ont donc visés juste, et c’est le premier point positif de cette GTI Clubsport.

Intérieur

Si l’extérieur de la Golf GTI Clubsport promet de belles ambitions, il en est de même pour l’intérieur qui a été revisité à la sauce sport ! La première satisfaction est le degré de finition irréprochable et la très belle utilisation des matériaux. En effet, Volkswagen a choisi un harmonieux mélange de tissu, de cuire et d’alcantara pour habiller l’habitacle de sa GTI Clubsport et c’est du plus bel effet ! Les sièges, à la fois confortables et enveloppants, sont donc recouverts de tissu, d’alcantara, et de surpiqûres rouges créant une belle ambiance sportive. On retrouve également les motifs écossais sur le tissus des sièges. A noter que notre véhicule était équipé des sièges conforts et qu’il existe des sièges baquets encore plus enveloppants disponibles en options.

La planche de bord se veut quand à elle relativement sobre, avec du plastique convenablement moussé et une baguette imitation fibre de carbone côté passager. La console centrale est identique à celle de la GTI : l’écran permet de jongler entre les différents modes de conduite disponibles, et le GPS intégré est de qualité. Le levier de vitesse est lui aussi recouvert d’alcantara et de surpiqûres rouges. Les boutons sur la console restent également les mêmes : simples et efficaces. Des plastiques durs sont utilisés pour la partie inférieur du cockpit, mais l’ensemble reste très positif.

L’élément principale de cet habitacle, c’est bien le volant. Totalement recouvert d’alcantara, il propose un confort remarquable et un excellent grip. Le méplat, le repère-milieu, la finition GTI, et les surpiqûres rouges lui donnent un look splendide qui donne une seule envie : conduire, encore et encore ! Seul point négatif, on aurait aimé un volant avec un peu moins de boutons sur un modèle très sportif comme celui-ci, comme pour se concentrer sur l’essentiel : la conduite (sportive).

L’avantage de partir en road trip avec deux amis, c’est que l’on peut essayer l’auto à tour de rôle et ainsi profiter à la fois du plaisir d’être au volant et de se faire transporter. Les deux sièges avants maintiennent parfaitement le corps dans les parties sinueuses, mais restent confortables en ville ou sur autoroute. Les places arrières sont très spacieuses et tout aussi bien finies que les places avants. Pour une voiture de ce niveau de performance, le confort est remarquable. On retrouve notamment un accoudoir central dépliable et des aérations permettant de vous mettre parfaitement à l’aise à l’approche d’un long trajet.

Moteur

Après la GTI et la GTI Performance (respectivement 220 et 230 chevaux), puis la R de 300 chevaux, il y avait un certain gap à remplir : la GTI Clubsport de 265 chevaux et 350 Nm de couple est née. Et c’est même mieux que cela puisque cette dernière développe 290 chevaux et 380 Nm de couple pendant 10 secondes lorsque le conducteur écrase la pédale d’accélérateur à fond en mode sport, entre les 3e et 6e rapports. Un boost intéressant pour les énervés de la pédale de droite, qui rapproche également cette GTI Clubsport de la Golf R. Oui, sauf que la Golf R est une quatre roues motrices, tandis que la Clubsport reste une traction avant. Le choix est laissé au client de coupler le 2.0 L TSI avec une boite manuelle BVM6 ou bien la boite à double embrayage DSG6 (+1750 euros).

Au niveau des performances, la GTI Clubsport abat le 0 à 100 km/h en seulement 5,9 secondes, soit cinq dixièmes de mieux que la GTI Performance, et atteint 250 km/h (Vmax bridée).

Châssis

Les chiffres sont une chose, mais qu’en est-il derrière le volant ? Récupérée en ville puis conduite dans les rues de Stuttgart, la Golf GTI Clubsport se comporte comme un poisson dans l’eau, on en oublierait presque que l’on a une vraie sportive entre les mains. Les suspensions et le châssis ne sont pas trop rigides et permettent de voyager confortablement en ville comme sur l’autoroute. Comme on pouvait s’y attendre, l’auto met tout de suite son conducteur en confiance, elle est d’une polyvalence incroyable !

Rapidement, nous nous retrouvons sur une section illimitée d’autobahn… oui, il faut avouer que c’est un peu le rituel ! Au passage du panneau magique, il est temps d’écraser enfin la pédale et de voir ce que notre Golf, si sage jusque là, a à nous offrir ! Les 290 chevaux sont bien là et catapultent la GTI Clubsport au dessus des 200 km/h sans qu’on ait le temps d’y penser. Le couple délivré par le turbo est aussi agréable que nécessaire sur autobahn. Le moteur reste quelque peu linéaire, mais le plaisir est là ! La DSG est d’une efficacité redoutable, elle est aussi un vrai confort sur autoroute (et en ville !). Une sortie d’aire d’autoroute nous permet de tester le Launch Control…pied sur le frein, régime moteur à 3000 tr/min, puiz gazzzz… jamais nous n’étions sortis d’une aire aussi vite ! Ce système est bluffant !

La ville c’est bien, l’autobahn c’est mieux… mais c’est bien sur les petits cols que nous attendions de prendre le volant de la GTI Clubsport. Volkswagen annonce des ressorts plus raide de 10%, des amortisseurs avec un nouveau réglage plus typé sport, et une barre antiroulis revue. Pour tester cela, direction la Suisse et les cols de la Furka et du Saint Gothard, des routes sur lesquelles il est inutile de dépasser les limitations pour se faire plaisir. Et c’est bien dans cet environnement que l’auto prend tout son sens. Mode sport activé, l’auto vous propulse d’un lacet à l’autre à une vitesse incroyable. Le bruit rauque qui s’échappe de l’échappement est grisant, notamment avec la déflagration qui accompagne chaque montée de rapports : irrésistible ! Le différentiel autobloquant joue bien son rôle et permet de gagner en motricité. La direction est précise et très agréable autant à haute qu’à basse vitesse. On pourrait attendre un poil plus d’agilité, mais l’auto s’en sort tout de même très bien avec ses 1375 kg. Le freinage, assuré par des étriers flottants mono-piston montés sur des disques ventilés de 340mm à l’avant et 310 mm à l’arrière, est très efficace. Petit bémol toutefois quand à la longévité de ceux-ci : dix minutes de descente de col ont suffit à faire fumer assez largement les freins, ce qui nous laisse quelque peu dubitatifs à l’idée d’une journée sur circuit. Les limitations de vitesse ne nous ont toutefois pas permis de pousser la Golf GTI Clubsport dans ses derniers retranchements, c’est pourquoi nous aurons prochainement l’occasion de la tester en piste, pour vous faire un retour le plus complet possible. Il est aussi important de préciser qu’une version Clubsport S de 310 chevaux est également disponible… et qu’elle a battu la Civic Type R sur le Nürburgring !

Conclusion

La Golf 7 GTI Clubsport est une histoire de bons compromis : dotée d’un design habilement aiguisé au milieu d’une gamme Golf déjà bien dotée, la Clubsport saura satisfaire son conducteur dans toutes les conditions. Dans son élément en ville, comme sur des rails sur l’autoroute, tout à fait à l’aise à l’attaque des plus beaux cols de montagnes, la GTI Clubsport sait tout faire. Elle n’ira peut être pas battre des records en piste à l’inverse d’une Seat Leon Cupra Sub’8, d’une Honda Civic Type R ou encore d’une Renault Mégane RS, mais cette Golf GTI Clubsport est un compromis confort/performances très intéressant (le meilleur ?). Disponible à partir de 37 400 euros en BVM6, elle est légèrement moins chère qu’une Peugeot 308 GTI mais reste plus chère que la Seat Leon Cupra 290, disponible à partir de 33 915 euros. Toujours est-il qu’il nous a été dur de la rendre !

D’ici quelques semaines, nous aurons l’occasion de vous en dire encore plus sur cette auto (et pourquoi pas de la version « ClubSport S »), mais cette fois-ci sur son comportement sur circuit !


Prix maximum TTC du modèle de base en boite DSG : 39 150 euros

  • Affichage du contrôle de la pression des pneus
  • Calandre en structure nid d’abeilles, peinte en noir avec baguettes en rouge/chrome et inscription GTI
  • Contrôle électron. stabil. avec assist. de contre-braquage y compris ABS avec assistance au freinage, ASR, EDS et MSR
  • Direction progressive
  • Dossier de banquette arrière rabattable asymétriquement, avec trappe à skis et accoudoir central, 2 porte-gobelets
  • Détection de fatigue
  • Feux arrière en technique DEL, rouge noir
  • Fonction ECO
  • Frein de stationnement électronique y compris fonction Auto-Hold
  • Inscriptions « GTI »
  • Interface pour téléphone portable « Comfort » en combinaison avec Car-Net
  • Jantes Brescia 19 »
  • Jantes en alliage léger 7 1/2J x 19
  • Ordinateur de bord couleur avec affichage multifonction
  • Pack ‘Drive Assist I’
  • Pare-chocs à l’avant et à l’arrière en style sportif, prises d’air à l’avant en structure nid d’abeilles
  • Phares bi-xénon pour feux de croisement et de route avec éclairage jour à DEL et feux de bifurcation
  • Pommeau de levier de vitesses en style alu
  • Prise 12 V dans le coffre à bagages
  • Prise multimédia AUX-IN et deux interfaces USB, également pour iPod/iPhone
  • Projecteurs bi-Xénon directionnels
  • Pédales en acier inoxydable
  • Réglage dynamique du site des phares, avec feux de route directionnels dynamiques
  • Régulateur automatique de distance ACC « stop & go » jusqu’à 160 km/h, y compris limiteur de vitesse
  • Rétros ext. réglables, rabattables, dégivrables él., éclairage proximité, abaissement rétro pass. AV, mémoire
  • Rétroviseur intérieur réglage jour/nuit automatique
  • Sellerie en tissu
  • Système d’aide au stationnement
  • Système de redémarrage après arrêt avec récupération de l’énergie de freinage
  • Système de surveillance périmétrique « Front Assist » avec fonction de freinage de secours en ville
  • Système Navigation & Infotainment ‘Discover Media’
  • Volant sport cuir multifonction avec Tiptronic
  • Écrous antivol avec protection antivol étendue

Et comme options :

  • 5 portes : 830 €
  • Pack Racing : 2200 €
  • Réglage électrique du siège conducteur : 472 €
  • Sellerie Cuir Sièges spécifiques GTI CLUBSPORT : 1730 €
  • Sièges avants Baquets « Clubsport » : 1565 €
  • Toit ouvrant électrique coulissant/ entrebaillant : 1040 €
  • Caméra de recul : 267 €
  • Amortissement piloté avec sélection du profil de conduite : 1062 €

(Voir la liste complète des équipements et options sur volkswagen.fr)

PHOTOS DE LA GOLF 7 GTI CLUBSPORT :

Fiche Technique
MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne, 16 soupapes
Alimentation : Injection directe + Turbo
Cylindrée (cm3) : 1984
Puissance maxi (ch à trs/mn) : 265 à 6600 + boost 290ch entre 3e et 6e rapport
Couple maxi (Nm à trs/mn) : 350 à 1700
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : Double embrayage DSG(6)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1375
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,189
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 5,9″
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
CO2 (g/Km) : 155
Malus : 900€
Puissance fiscale : 16 CV

Remerciements chaleureux à Térence Sandoz et Adrien Potier !

Crédits récit et photos : Nicolas Verneret pour Speedguerilla

Essais

Essai Alpine A110 Premiere Edition

Retour en force!

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Essai alpine A110

Après six ans d’attente depuis l’annonce de la renaissance d’Alpine, voici enfin la nouvelle A110. Direction la Provence pour découvrir cette Alpine A110 Premiere Edition.

Light is right à la Française

Depuis l’annonce de la renaissance d’Alpine en 2012, la marque Française s’est engagée en compétition en 2013 avec une LMP2, puis en 2015 est apparu le concept Alpine Célébration. Tout doucement, on voyait naître cette petite sportive Française sous nos yeux pour arriver à cette version finale.

Il faut dire qu’en partant d’une feuille blanche, il y avait du pain sur la planche. Le résultat semble à la hauteur: structure en aluminium, moteur en position centrale, roues arrière motrices, trains à double triangulation, le tout pour un poids contenu à 1 103 kg. Des choix techniques auxquels Alpine a appliqué la recette du light is right. Créant ainsi un cercle vertueux que l’on découvrira plus tard…

Inspiration de 1962

A quoi ressemblerait la berlinette si elle traversait les époques? C’est la question à laquelle les designers d’Alpine ont répondu en dessinant cette voiture. C’est donc logique de retrouver des traits de l’A110 originelle. Sur le profil par exemple, on retrouve le flanc creusé, l’emblème sur le bouchon de réservoir et la forme de la lunette arrière. A l’avant, c’est les nervures qui miment celles de l’époque. Grâce à l’utilisation d’un fond plat et d’un diffuseur, elle se passe d’aileron disgracieux. Les 4 phares pour finir, deviennent la signature lumineuse de cette voiture.

Et l’intérieur?

Si la ligne de l’A110 rappelle l’illustre Berlinette de 1962, le poste de conduite nous ramène au présent. Le compteur est 100 % digital. Il évolue en fonction des modes de conduite. Ils sont au nombre de 3: Normal, Sport ou Track.

Impossible d’oublier la provenance de l’auto avec la présence de nombreux drapeaux tricolores. D’ailleurs toutes les Alpine ont été produites à Dieppe, le berceau de la marque. Un projet Franco-Français? Même pas. Les baquets sont Italiens et signés Sabelt.  Magnifiques et légers (seulement 16 kg), leur maintien est tout simplement parfait (pour moi 1m77 et 72kg). Et espérons le pour un maximum de personne car ils ne sont pas réglables! Le son reçoit la griffe Focal. Il est composé de deux haut-parleurs en lin de 165 mm et de deux tweeters à dôme inversé Aluminium / Magnésium. Une information futile? Faux! Eux aussi on du faire un régime pour ne pas alourdir l’Alpine tout en conservant leur qualité sonore.

Malgré la sensation d’espace, on ne trouve ni boîte à gants, ni vides poches, ni filet derrière les baquets… Il faudra se contenter d’un espace sous la console centrale creusée, là encore dans une quête d’allègement mais pas vraiment ergonomique, et un porte-gobelet unique. Les coffres avant (100L) et arrière ( 96L) sauveront la mise.

Sachez tout de même que le patron d’Alpine est un géant, et qu’il arrive à s’engouffrer dans la Française, même avec un casque.

252ch,  est ce bien suffisant?

Il suffit d’une pression sur le gros bouton rouge, placé entre les sièges, pour réveiller le moteur de l’Alpine A110. Le 1.8L turbo développe 252ch à 6000 tr/min et 320 Nm de couple. Efficient, il ne produit que 138 g/Km de CO2. Sur la console centrale, on trouve trois boutons commandant la boîte robotisée à double embrayage.

Fournie par Getrag, cette transmission fait un travail magistral. Il est très loin le temps des premières boites EDC. Elle dispose d’un launch control et du rétrogradage multiple en tenant la palette gauche au freinage.

A noter que le son n’a rien de factice! Le 4 cylindres donne de la voix dès qu’on enclenche les modes Sport ou Track. Grace aux valves à l’échappement, le son devient rauque et l’échappement pétarade. Sans oublier la soupape de décharge du turbo qui accompagne le tout de son sifflement. Surprenant!

Danse avec la star

Dès les premières secondes, dès le premier virage, l’Alpine m’a tendu son volant pour que je danse avec. Incisive en entrée de virage. Stable à haute vitesse. L’Alpine A110 ne vous surprendra pas par un comportement aléatoire bien au contraire, elle est prévoyante, saine et équilibrée. Le centre de gravité étant placé parfaitement au milieu de l’auto au niveau des fesses, elle communique énormément. Chaussée de Michelin Pilot Sport 4 S, c’est une véritable danseuse!

Grâce à un poids contenu, les ingénieurs ont fait le choix d’une suspension souple pour la catégorie. Du coup, il y a certes du roulis mais l’Alpine A110 semble avaler les imperfections de la route. De plus, elle ne traumatise pas ses occupants, préservant le confort. Parfaite pour une utilisation quotidienne.

Grâce au poids encore, le freinage ne souffre pas et reste constant malgré les virages qui s’enchaînent sur les petites routes de montagne comme sur le circuit du Grand Sambuc où j’ai pu exploiter au maximum cette berlinette!

Grâce au poids toujours, les 252ch de l’Alpine A110 ne mettent que 4.5 secondes pour le 0 à 100 km/h, venant ainsi battre les Porsche 718 Cayman, Alfa Romeo 4C et Lotus Elise.

Pour ceux qui en veulent encore plus. En mode Track, la gestion d’ESP laisse dériver le train arrière à basse vitesse avant d’intervenir. Il est même possible de le déconnecter complétement!

Parfaite?

Personne n’est parfait pas même cette Alpine. L’écran central tactile manque de modernisme. Ne comptez pas par exemple pouvoir utiliser l’Apple CarPlay ni Android Auto. Autre point, la clef qui est un triste morceau de plastique comme sur une Clio. Alpine cache la misère en la dissimulant dans une petite housse.

Des détails qu’on acceptera volontiers puisque l’essentiel n’est pas là.

Conclusion

Bravo Alpine! Au volant de cette nouvelle A110, j’avais juste envie d’applaudir ou de lâcher une petite larme. Quel plaisir de voir une si belle sportive Française, quelle fierté aussi. La nouvelle A110 est à la fois terriblement amusante, facile, et vivable. On peut se faire plaisir à n’importe quelle allure et rouler au quotidien avec.

Il y aura 1955 exemplaires de cette A110 Premiere Edition, déjà toutes vendues en seulement quelques jours alors que la marque avait misé sur 6 mois. Je souhaite donc beaucoup de plaisir à ces 1955 premiers petits veinards qui verront arriver leur jouet en 2018. L’A110 se déclinera ensuite en deux finitions: la Pure, à l’équipement moindre, et la Legend, plus luxueuse et dotée de sièges réglables.

PS: Pour ceux qui se poseraient la question, les exemplaires essayés sont des modèles de pré-série. Ils arboraient même une plaque A110 presse sous la console centrale, numérotée de 1 à 50.

Photos de l’Alpine A110 Premiere Edition

Notation

9.4 Note
Pour
  • Chassis
  • Moteur / Boite
  • Confort
  • Contre
  • La clef
  • Le système multimédia
  • Le manque de rangement
  • Sex Appeal10
    Vie à bord8.5
    Performances9
    Plaisir de conduite10

    Fiche technique

    MOTEUR
    Type : 4 cylindres en ligne
    Position : Centrale AR
    Alimentation : turbo
    Cylindrée (cm3) : 1798
    Puissance maxi (ch à tr/mn) : 252 à 6000
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 320 à 2500
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : auto (7)
    POIDS
    Données constructeur DIN à vide (kg) : 1103
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 4,37
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 250
    0 à 100 km/h : 4″5
    CONSOMMATION
    Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,1
    CO2 (g/Km) : 138
    Puissance fiscale : 15 CV

    Prix maximum TTC du modèle de base : 58 500 €

    • Peinture métallisée bleue, blanche ou noire
    • Climatisation, feux et essuie-glaces automatiques
    • Navigation GPS à écran tactile
    • Deux prises USB, bluetooth, commande vocales
    • Système audio Focal
    • Radar de recul
    • Sièges monocoques Sabelt en cuir matelassé
    • Feux 100% LED
    • Rétros chauffants et rabattables électriquement
    • Carte de démarrage mains libres
    • Pédalier en aluminium brossé
    • Jantes en alliage de 18 pouces biton
    • Échappement Sport
    • Trois modes de conduite (Normal, Sport, Track)

    Il n’y a pas d’option sur l’A110 Premiere Edition!

    La concurrence

    Difficile de trouver une rivale à la nouvelle Alpine A110. La française vient prendre place entre deux catégories de sportives : les radicales Lotus Elise Sport 220 (220 ch, 914 kg) et Alfa Romeo 4C (240 ch, 895 kg ). Et les plus luxueuses comme la Porsche 718 Cayman (300 ch, 1 365 kg), surtout depuis qu’elle a troqué ses six cylindres contre des quatre cylindres.

    Porsche Cayman

    L’Allemande est une référence en terme de sportivité. Mais moins vive et surtout plus lourde!

     

     

     

    Lotus Elise SportLotus Elise

    L’Anglaise partage les mêmes valeurs mais ne ménage pas ses occupants en terme de confort. Elle est aussi plus délicate à emmener.

     

     

     

    Alfa Romeo 4C

    L’Italienne n’a pas la précision ni le confort de la Française.

    Retrouvez l’essai de l’Alfa Romeo 4C.

     

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    Essai Volkswagen T-Roc TSI 190ch, l’original

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    Le T-Roc est le dernier SUV de Volkswagen. Le constructeur de Wolfsbourg nous a convié au Portugal pour prendre le volant de cette nouveauté dans deux motorisations différentes: le TSI 190ch et et le TDI 150ch. Ready to roc?

    SUV Story

    Le T-Roc est développé sur la base d’une Golf, et vient se positionner sous le Tiguan (lui aussi développé sur la plateforme MQB de la Golf). D’ici un an, le T-Cross viendra se placer sous le T-Roc, il sera développé sur la base d’une Polo. Le plus gros restant bien entendu le Touareg.

    En terme de dimensions, le T-Roc est long de 4,23m. C’est 2cm de moins qu’une Golf et 25 cm de moins qu’un Tiguan! Il affiche une hauteur de 1,57 m, soit 12 cm de plus qu’une Golf mais 10 cm de moins qu’un Tiguan.

    Le T-Roc est donc plus petit, mais pas trop.

    Place à la couleur

    Une VW personnalisable qui mise sur la couleur? Et oui la T-Roc c’est aussi ça. Pas moins de onze teintes de carrosserie, trois teintes de toit et 24 combinaisons de couleurs possibles. La couleur s’invite aussi à l’intérieur avec 7 coloris disponibles!

    Au premier regard on remarque son toit au style de coupé et la partie avant à la largeur prononcée. Si au début, je n’étais pas totalement fan de cet avant, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Bientôt, la finition R-Line apportera encore plus de muscle! La partie arrière semble être inspirée du Tiguan, je la trouve très réussie.

    A l’intérieur aussi on retrouve cette gaieté, même s’il est toujours possible d’opter pour une configuration très sobre. En tout cas, tout est bien à sa place, sans fantaisie, on reste dans une VW avec la finition qui va bien et une facilité d’usage au quotidien exemplaire. L’instrumentation digitale Active Info Display apporte une touche de modernité bienvenue. La charge à induction pour mobile ravira les technophiles et le son est fourni par Beats.

    Puissance et motricité

    Exclusivement disponible en transmission intégrale 4Motion lors de ces essais. Le T-Roc disposait de modes de conduite et d’une boîte de vitesses automatique DSG à sept rapports. Particulièrement bien lotie donc, avec au choix:

    • Le 2.0L TSI de 190ch
    • Le 2.0 TDI de 150ch

    Si le moteur essence est assez puissant pour réaliser de rapides accélérations, il ne prend que 7,2 sec pour réaliser le 0 à 100 km/h, il ne peut pas être qualifié de sportif. Bien étouffé sous ses couches d’isolant, il ne transpire pas l’émotion. Il est par contre le parfait allié du quotidien. De série, ce moteur de 190ch est forcément livré avec le 4Motion et la DSG.

    En ce qui concerne le TDI, il trouve sa place sous le capot du T-Roc en proposant un couple et une consommation qui plaira aux gros rouleurs. Il réalise le 0 à 100 km/h en 8,4 sec dans sa configuration 150ch. A noter qu’une version 190ch arrivera prochainement.

    Le T-Roc sera également disponible avec un 1.0 TSI de 115 ch, avec boîte manuelle et roues avant motrices. Bien plus sage et moins cher, il sera le parfait cœur de gamme.

    Comportement rassurant

    Avec 4 roues motrices, absolument rien à redire sur la motricité. La garde au sol de 16,1 cm du le T-Roc n’en fait pas un SUV taillé pour l’aventure, mais il peut très bien s’aventurer sur des petits sentiers. Je ne m’en suis d’ailleurs pas gêné!

    La transmission à quatre roues motrices 4Motion dispose d’un sélecteur de profil de conduite qui permet d’ajuster plusieurs paramètres selon si l’on est sur route (Street), neige (mode Snow) ou en tout-terrain (Off-Road). Par contre le Drive Select qui permet de switcher entre sport, confort, etc… est pour le coup anecdotique. Je n’ai pas senti de flagrantes différences.

    La direction est légère et précise malgré la taille des jantes. Attention, ce n’est pas parce que l’on a de la puissance sous la pédale que le T-Roc ne reçoit des badges GTI ou GTD, et honnêtement ça se comprend au volant. Dynamique oui, sportif non.

    Petit plus, VW agrémente le T-Roc des dernières technologies en matière de sécurité comme le Lane Assist de série.

    Conclusion

    Voiture conçue pour être parfaite au quotidien, moteur puissant, technologie à la page et une fois n’est pas coutume pour une vw: un réel effort pour la personnalisation! Le T-Roc étonne dans la jungle des SUV!

    Attention, pour l’instant le configurateur du T-Roc ne propose pas encore toutes les finitions ni tous les moteurs!

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    Essai de la Lotus Exige S V6, plaisir simple

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    Lotus Exige S V6

    Lotus Exige S V6, il aura fallu attendre 12 ans après la naissance de la tonitruante Exige S1 pour voir naître une Exige équipée d’un V6. Mais qu’apporte t’il de plus par rapport à ces petits frères Rover et Toyota ? Certains prêcheront pour le gros moteur et sa sonorité, d’autre pour le petit et sa légèreté.

    Extérieur

    « Batmobile », c’est clairement le mot qui aura résumé cette auto durant notre essai, sorti de la bouche des enfants ou de leurs parents… Dans sa teinte noire matte et avec son kit aéro imposant, cette Exige S V6 ravie les pupilles des enfants émerveillés. Avec une hauteur d’à peine 112cm, la Lotus tente de se faire discrète dans la circulation mais se fait rattraper par ses 4,08m de longueur. Personnellement, j’ai trouvé l’auto intéressante dans cette teinte et bien contrastée par la présence des étriers de frein rouges. J’aurais cependant aimé des jantes argent ou anthracite pour encore plus contraster avec la teinte carrosserie.

    Intérieur

    Côté intérieur, on n’échappe pas au dicton de Colin Chapman : « Light is right ». Lotus, c’est très souvent le strict nécessaire, un habitacle brut et minimaliste permettant de décupler les sensations à son bord. Dans cette auto, nous retrouvons cependant un minimum de confort avec des sièges (bien que raides) en cuir épais, des tapis de sol et des touches de cuir un peu partout dans l’habitacle. Installé à son bord, tout nous tombe sous la main : volant, levier de vitesse, DPM et divers boutons.

    Conduite

    Au volant d’une Lotus, vous êtes dans un autre monde. Un monde qui ne peut être égalé que par des autos du même acabit : Caterham, Donkervoort, KTM Xbow ou encore Alfa 4C… tout ce qui est léger et (très) puissant ! Le plus impressionnant dans cette auto, c’est le feeling que vous remonte cette direction incroyable et la commande de boite ultra-précise. Les verrouillages de rapports sont immédiats et se passent toujours sans encombres, un vrai régal!

    Sur route sinueuses, nous pouvons commencer à cravacher la cavalerie, 350ch tout de même, tout cela sur les roues arrières, prête à nous envoyer valser au moindre degré de trop du volant. L’accélération est franche mais ne surprend pas, elle reste constante et impressionne par la poussée qu’elle procure. L’aiguille affole le compteur avec un 0 à 100 km/h effectué en moins de 4 secondes et cela jusqu’à des vitesses dépassant l’entendement ! Avec ses divers modes de conduite via le DPM, cette Lotus sait se montrer docile en ville et radicale en piste, avec une réelle différence de sensibilité à l’accélérateur.

    Niveau châssis, les amortisseurs à gaz Bilstein et le système de freinage 4 pistons APRacing (que ce soit à l’avant comme à l’arrière!) font un travail majestueux. Le touché de route est parfait et l’amortissement rigide à souhait. Lorsqu’on prend les freins, il est conseillé de s’accrocher car les APRacing pincent comme ce n’est pas permis, permettant des freinages tardifs sans la peur d’en perdre le contrôle. Malgré le châssis très ferme, les sièges permettent un minimum d’amorti et donc de confort. Dos fragiles, n’ayez crainte, cela va bien se passer !

    Conclusion

    Quel plaisir que procure cette auto ! Sincèrement rien à reprocher à cette superbe et ténébreuse Lotus Exige S V6, un régal ! Longue vie à ce type d’auto procurant plaisir, liberté et sensations à coût « modérés » (en comparaison aux grosses GT procurant parfois moins de sensations) !


    Prix maximum TTC du modèle de base : 74 630 €

    • Lotus Dynamic Performance Management (DPM) : Drive, Sport et Race
    • Étriers de freins 4 pistons APRacing
    • Amortisseurs à Gaz Bilstein
    • Sièges Sport en cuir
    • Feux à LED
    • Jantes 10 branches en alliage 17″ Avant / 18″ Arrière
    • Batterie allégée

    Et comme options:

    • Peinture matte à 2 252,00 €

    Elle s’affichait donc à 76 882,00 €

    Photos de la Lotus Exige S V6

    Fiche technique
    MOTEUR
    Type : 6 cylindres en V
    Cylindrée (cm3) : 3456
    Alimentation : Compresseur
    Puissance maxi (ch DIN à tr/mn) : 350ch à 7 000 tr/min
    Couple maxi (Nm à tr/mn) : 400Nm à 4500 tr/min
    TRANSMISSION
    Propulsion
    Boîte de vitesses (rapports) : Manuelle (6)
    POIDS
    Données constructeur (kg) : 1270
    Rapport poids/puissance (kg/ch) : 3,63
    PERFORMANCES
    Vitesse maxi (km/h) : 274
    0 à 100 km/h : 3,8″
    CONSOMMATION
    Moyenne constructeur (L/100 Km) : 10,0
    CO2 (g/km) : 236
    Puissance fiscale : 25 CV

    Nos remerciement à Didier de Verbaere Auto pour le prêt du véhicule

    Crédits Photos : Guillaume Petranto et Joris Clerc pour Speedguerilla

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