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Reportage

Ambiance : un dimanche aux 6H de Spa Classic ! (photos)

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Nous avons passé une journée sur le beau circuit de Spa-Francorchamps, à la recherche de la passion automobile lors des 6H de Spa Classic. Vous embarquez avec nous !

Les 6H de Spa Classic sonnent chaque année comme le dernier événement automobile qu’il ne faut pas manquer à la fin de la saison, alors que tout le monde s’est déjà replongé dans la routine du travail. C’est en quelque sorte le bouquet final d’une saison de courses toujours bien remplie, un week-end que l’on prend le temps d’apprécier, car on sait que les mois hivernaux vont être longs, trèèès longs !

Alors imaginez un peu, mettez vous dans l’ambiance : un des plus beaux circuits du monde, des autos sans filtre qui vous hérissent le poil et vous arrachent les tympans, un public de connaisseurs et d’acharnés, et… des anglais… des anglais partout ! C’est toujours bon signe lorsque nos amis anglais débarquent en masse sur un circuit. On sait alors ce qui nous attends : de la passion, sans limites, de 6h du matin à minuit, un sens du partage et une ambiance toujours géniale, mais aussi des autos incroyables. Ford GT40, Lola T70, Chevron B7, AC Cobra, Jaguar Type E, Ferrari 250 SWB… Ah, oui, et des Formule 1 aussi. Non, pas des V6 Turbo, on parle de vraies Formule 1 ici : des Williams, des Tyrrel, des Brabham, des Arrows, des Lotus… Des machines de rêve ayant couru entre les années 70 et 80, qui font vibrer chaque année les Ardennes Belges dans le cadre du FIA Masters Historic Formula One Championship.

Le cadre est posé ? Alors allons y ! Tristement, nous n’arrivons en terre sainte que le dimanche matin, dernier jour de l’événement. Les plus beaux moments du week-end sont déjà passés puisque la course de six heures avait lieu la veille, de 16h à 22h. Non, nous ne cacherons pas notre petite frustration de manquer cette course alignant plus de 100 autos de légende dans des conditions toujours atypiques. Mais faisons nous à l’idée que la course est terminée, et profitons tout de même de cette journée du dimanche. La première chose qui frappe en arrivant dans les paddocks, c’est cette ambiance oldschool qui règne. Les autos ayant couru jusque tard dans la nuit sont là, avec les stigmates qui vont avec : bosses, griffures, traces de peintures, de pneus, terre, huile, herbe… D’un côté, on ne peut s’empêcher de prendre pitié pour la carrosserie, mais la satisfaction de se rendre compte que de telles autos donnent toujours autant sur circuit prend vite le dessus. Certaines valent plusieurs millions d’euros, et elles sont pourtant là, engagées au milieu d’un peloton de furieux. Et c’est ça la beauté du sport automobile : des autos qui courent, peu importe leur côte ou leur historique. Encore une fois, les anglais y sont pour beaucoup, et on peut chaleureusement les remercier ! Voici donc quelques images de cette ambiance des paddocks, qui vous replonge 40 ans en arrière, et vous donne un sourire disproportionné :

La journée continue, et un beau plateau entre en pré-grille : celui du FIA Masters Historic Sports Car Championship. Le plateau est très varié : Lola T70, Ford GT40, Porsche 911 3.0 RSR…. que demande le peule, sérieusement ? C’est l’occasion rêvée de se glisser sur la grille de départ, seulement quelques minutes avant le départ de la course. Rarement l’ambiance a été aussi prenante. Regards figés à travers la visière, moteurs vrombissants et prêts à en découdre… la tension est palpable. Les bolides arrivent uns par uns sur la grille pour se ranger sur leur emplacement… Seuls les mécaniciens et quelques photographes sont autorisés à parcourir cette grille de départ, tandis que la foule s’est déjà accumulée en tribunes et sur la terrasse des paddocks. Impossible de retenir un grand frisson dans le dos et les larmes aux yeux lorsque la direction affiche le panneau « start your engine », et que tous les moteurs démarrent à l’unisson. On nous demande alors de rejoindre les boxs, tandis que les autos partent en trombe direction le virage de la Source. Parfois on me demande ce qui me fait tant aimer l’automobile… je crois que ce genre de moments reflète parfaitement la réponse que je pourrais donner.

Enfin, quoi de mieux pour terminer la journée qu’un grand tour à pied le long de ce circuit mythique ? Et si on y ajoutait un plateau de Formule 1 historiques, ce serait bien non ? Positionné aux Combes, le bruit des V8 retenti déjà à travers les sapins, tandis qu’aucune voiture ne se présente à l’horizon. Frisson numéro 1. Puis voilà la meute en plein tour de formation qui arrive au bout de la ligne droite. J’ai déjà eu l’occasion de voir évoluer ce plateau au Nürburgring lors de l’AvD Old Timer, et ce gracieux mélange entre livrées historiques, tailles de pneus atypiques, et sonorités magnifiques ne peut vous laisser de marbre. Frisson numéro 2. Quelques minutes plus tard, revoilà nos amis en pleine charge à plus de 250 km/h, avec un duel acharné pour la première place entre la Williams FW07C et la Tyrrel 010… Que dire de plus, c’est juste magnifique ! (notez la présence d’une Maserati 250F et d’une Ferrari 246S dans une des photos prise pendant le plateau précédent).

Malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin et il faut se rendre à l’évidence : l’heure de rentrer en France est arrivée. Nous ne pouvons que vous encourager à vous rendre sur cet événement l’année prochaine : trois jours de partage et de passion où vous aurez accès à tout, où vous pourrez voir de près les autos qui vous ont fait rêver il y a quelques années, et surtout, trois jours loin du bling bling du sport automobile tel qu’on le fait aujourd’hui. Les 6h de Spa Classic, c’est le retour à l’essence même de la passion automobile, alors soyez bien convaincus que vous nous y croiserez encore l’année prochaine !

Récit et Photos : Nicolas Verneret pour Speedguerilla.

Reportage

Découverte du championnat de France FFSA GT à Pau avec Pirelli

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La ville de Pau accueillait dans ses rues le Championnat de France FFSA GT du vendredi 11 au dimanche 13 mai. Pirelli, partenaire du championnat, nous a emmené en terres Béarnaises pour découvrir ce monument du sport automobile français.

Le Grand Prix de Pau est la 2ème manche du Championnat de France FFSA GT cette saison, pour 2 courses dont une en nocturne le samedi soir! C’est un véritable renouveau pour le GT en France sous l’impulsion de SRO et de la FFSA. Cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu autant de GT (des GT4 en l’occurrence) sur une grille de départ! A Pau, elles sont 31 à s’élancer (cela varie en fonction des épreuves selon les équipes engagées)!

L’Audi R8 GT4 du team Orhes Racing pilotée par Olivier Pernaut et Philippe Marie.

Le Grand Prix de Pau existe depuis 1899! Sorte de Monaco à la Française, l’épreuve Paloise est considérée de nos jours comme une épreuve incontournable du sport automobile européen et constitue l’une des trois épreuves majeures de Formule 3 avec les Masters de Zandvoort et le Grand Prix de Macao, lui aussi en ville. Les pilotes les plus prestigieux ont inscrit leurs noms ici: Lewis Hamilton, Jim Clark ou encore Juan Manuel Fangio. La liste est bien entendu interminable…

Le Palois Mike Parisy remet sa couronne de champion en jeu dans l’équipe CD Sport managée par un autre Palois, Laurent Cazenave, associé à Claude Degremont. Le tandem a si bien fonctionné l’an dernier, que les deux Béarnais ambitionnent de conserver le titre pilote et d’y ajouter celui des écuries. Mais à Nogaro, en ouverture de la saison, Mike Parisy a dû jongler entre problèmes techniques et une balance des performances trop pénalisante pour sa Porsche Cayman. Une situation identique vécue par l’autre Palois, Didier Moureu, très handicapé sur sa BMW M4.

Nogaro a néanmoins confirmé que ce championnat GT4 FFSA constitue une discipline magnifique : excellent niveau de pilotage, lutte entre sept constructeurs et deux équipes regroupés à la première place à l’issue des deux manches gersoises : Lariche – Consani (Ginetta G55 du Speed Car) et Pla – Beaubelique (Mercedes AMG du AKKA-ASP Team).

La Mercedes AMG GT4 du team AKKA-ASP

L’arrivée du Yvan Muller Racing qui engage deux Mercedes-AMG GT4 et le team britannique Greensall Motorsport avec la KTM X-Bow GT4, hélas absente lors de cette épreuve, montrent la montée en puissance du championnat. De nombreux constructeurs proposent des GT4 au catalogue, et même des structures privées qui développent eux mêmes les autos, la catégorie GT4 étant très proche de la série, les coûts restent maîtrisés.

Les modèles déjà homologués sont les suivants: Alpine A110 GT4, Aston Martin Vantage GT4, Audi R8 LMS GT4, BMW M4 GT4, Chevrolet Camaro GT4, EKRIS BMW M4 GT4, Ford Mustang GT4, Ginetta G55 GT4, KTM X-Bow GT4, Lotus Evora GT4, Maserati Gran Turismo MC GT4, McLaren 570S GT4, Mercedes AMG GT4, Nissan 370Z GT4, Porsche Cayman Clubsport GT4, Porsche 911 GT4 et SIN R1 GT4. Autant dire que le choix est vaste!

Deux classements sont établis : un pour les paires Pro-Am et l’autre pour les équipages Am. J’avoue qu’il est assez difficile de suivre tout ce monde le premier jour!

Pirelli, partenaire pneumatique exclusif

Pirelli est partenaire exclusif du championnat. Pour équiper les voitures des écuries engagées, Pirelli met à disposition la gamme de pneumatiques Pirelli P Zero au format 18 pouces, qui inclut les gommes DH slicks pour temps sec et WH rainurées pour piste humide. Pirelli offre également un accompagnement pour toutes les équipes en matière de conseil et de préconisation pour exploiter au mieux ses pneumatiques. Les pilotes aiment s’entretenir avec un ingénieur et ainsi jouer avec les pressions pour avoir un comportement adapté à leur style de pilotage.

Il faut dire que les conditions climatiques étaient des plus complexes ce weekend: Pluie et froid pour la Course 1 du samedi, Piste sèche et qui s’est refroidie jusqu’à devenir légèrement humide pour la Course 2 du dimanche.

Un maximum de deux trains de pneus neuf pourra être utilisés pendant les séances de qualification et les courses par voiture. Les pneus usés, qui ont été enregistrés à une course précédente du FFSA GT, peuvent être utilisés uniquement pendant les séances libres. L’utilisation d’un système de chauffage pour les pneus est interdit. La formule est assez simple. Les pneumatiques Pirelli sont non seulement très performants, mais ils offrent également un excellent rapport qualité-prix et s’inscrivent ainsi parfaitement dans l’esprit du GT4.

Course 1

Le samedi, première course après les qualifs et la superpole.  La course se passe de nuit, ce qui rajoute encore au côté épique de l’épreuve. Il y a de la bagarre à tous les niveaux et c’est vraiment sympa à voir des pilotes qui osent. A noter la grosse frayeur suite à la sortie de l’Audi R8 de Cerqueda Manel. Le résumé de la course est à retrouver en vidéo:

Course 2

Le dimanche, le soleil est l’invité surprise! C’est donc avec des pneus slicks que les concurrents prennent le départ. Jusqu’à ce qu’une pluie fine vienne s’inviter dans les derniers instants de la course. Ce fut encore un sacré bazar dans les stands, je vous laisse juger par vous même!

Le Tour Pirelli

Cerise sur le gâteau, j’ai eu l’opportunité de réaliser un taxi drive à bord de la Leading Car: une BMW M4 Pack Competition, cela s’appelle le Tour Pirelli! Afin d’assurer la sécurité de tous en piste, BMW procure deux modèles de la gamme BMW M pour assurer les rôles de Safety Car et Leading Car. Cette dernière ouvre la voie devant le peloton lors du tour de formation avant de libérer les chevaux pour le départ lancé.

Au volant, Guy Clairay envoie du lourd et ne fait pas semblant! Le circuit, bordé par ses rails, ne pardonne aucune erreur. Cela ne l’empêche pas d’attaquer pour faire chanter le flat six et martyriser les pneus dans chaque virage! De nombreux virages sont sans visibilité, et le dénivelé est impressionnant! Dire que les pilotes de GT4 le roulent de nuit… Sensation incroyable!

Et le plus sympa dans tout ça, c’est que n’importe quel spectateur peut réaliser l’expérience après un tirage au sort!

Un weekend béarnais parfait!

Vous l’aurez compris, ce championnat français de GT4 m’a séduit. Les voitures sont belles et proches de la série, le plateau est fourni, et en plus il y a de la bagarre. Sans compter sur le magnifique tracé au cœur de Pau qui est un véritable plus, j’ai donc passé un weekend Palois inoubliable (malgré la pluie)!

Le championnat 2018 continue et voici les prochaines dates, alors n’hésitez pas:

– 15 juillet 2018: Dijon
– 9 septembre 2018: Magny-Cours
– 30 septembre 2018: Barcelone
– 14 octobre 2018: Paul Ricard

// Merci à Pirelli France pour l'invitation!

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Reportage

J’ai roulé à bord de l’Audi e-tron Vision Gran Turismo dans Paris!

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Le 28 avril 2018 se tenait pour la 3ème fois l’eprix de Paris, la manche Française de la Formula E, Audi m’y a convié pour assister à la course, mais pas seulement…

Il est 8h00 du matin, je prends la route direction Paris pour une journée spéciale, placée sous le signe de l’électrique et la mobilité (sportive) du futur.

RDV à l’Audi City Paris

10h00. J’arrive à l’Audi City Paris. L’Audi e-tron quattro Concept prône à l’entrée de la concession. Il surfe sur la mode actuelle des SUV et la puissance que l’on attend d’un véhicule premium, c’est à dire 500 ch entièrement électrique, un couple de 800 Nm, un 0 à 100 km/h en 4.6 sec et une vitesse maximale de 210 km/h. Pas mal!

Plus loin, la e-tron FE04 s’expose elle aussi! Elle représente la première voiture de course électrique de la marque. J’aime toujours autant sa livrée à base de vert, blanc et noir. Celle de Daniel Abt rajoute un peu de rouge dans sa déco pour la différencier de celle de Lucas di Grassi.

Avec une puissance de 180 kW et seulement 880 kg, elle réalise le 0 à 100 km/h en 3,5 sec et grimpe jusqu’à 225 km/h. La prochaine génération sera encore plus rapide! L’évolution des performances en Formula E est impressionnante entre chaque saison, et je n’ose imaginer dans 10 ou 15 ans!

Rencontre avec l’Audi e-tron Vision Gran Turismo

12h30. Paddock du circuit des Invalides. Elle est là et bien réelle. L’Audi e-tron Vision Gran Turismo en impose par sa ligne. La voiture, qui est un concept de voiture de course du futur, développe 815 ch, pèse 1450 kg, et accélère de 0 à 100 km/h en 2.5 sec. Fou? Totalement!

Rappelons tout de même qu’il s’agit à la base d’un prototype crée pour le jeu Gran Turismo Sport sur Playstation 4! Elle reprend la calandre singleframe inversée des modèles e-tron et un profil qui rappelle celle du coupé A5.

D’ailleurs si Audi voulait produire une supercar électrique pour succéder à la R8… voilà une très bonne esquisse!

Taxi Ride par Rinaldo Capello

12h45. Il est temps d’enfiler ma combinaison Alpinestars aux couleurs d’Audi. Mon chauffeur va me prendre aux abords du circuit après avoir réalisé 2 tours de chauffe. Et quel chauffeur! Il s’agit de Rinaldo Capello (aussi appelé Dindo Capello). L’homme comptabilise 3 victoires aux 24H du Mans, ce qui est déjà un très joli palmarès si on fait abstraction de ses nombreux podiums.

L’excitation monte. Il faut à présent rejoindre le circuit. Ce qui sous entend traverser tout le e-village en habit de pilote un jour de course, casque à la main. Me voilà pour un court instant, le centre d’attraction: « Oh regarde le pilote » « Waouh la combi Alpinestars » « Tu l’as pris en photo?« . Plutôt amusant. Encore plus lorsque je croise Rupert Stadler, qui est tout simplement le big boss d’Audi.

Le circuit des Invalides a une longueur totale de 1,92 km, pas moins de 14 virages et des surfaces tout aussi différentes, c’est l’un des plus techniques de la saison 2018. Et je vais pouvoir le constater très rapidement.

13h15. L’e-tron VGT s’arrête devant moi et un membre du staff m’accompagne pour m’aider dans l’installation. Je n’avais pas remarqué à quel point la porte était ridiculement petite, et qu’il va falloir que je contorsionne mes 1m77 pour prendre place dans le baquet. Enfin sanglé, la porte se referme rapidement et me voilà les fesses dans un concept unique au monde avec un pilote de course au volant sur un circuit rien que pour nous deux devant tout Paris!

Première surprise: Quelle accélération! Effectivement quand on a plus de 800 ch sous le pied, ça ne pouvait qu’être violent! Je suis scotché au baquet, la puissance est immédiate grâce à l’électrique. Cela déclenche chez moi une certaine euphorie et Capello en rajoute voyant mon bonheur!

Deuxième surprise: Qui a dit qu’une électrique ne faisait pas de bruit? L’Audi e-tron VGT dispose d’un intercom bien utile pour discuter avec le pilote. J’ai l’impression d’être à bord d’un vaisseau spatial.

Troisième surprise: Rouler à 200km/h dans Paris est d’une extrême brutalité! Il m’est déjà arrivé de dépasser les 300km/h sur circuit. Sauf qu’un circuit… c’est lisse comme un billard! Ici, l’air de rien, une plaque d’égout se transforme en véritable dos d’âne. La suspension est dure comme du bois, pas de compromis évidemment. L’auto me boxe littéralement, après tout c’est du sport auto non?

Pour le reste je vous laisse avec cette courte vidéo…

L’e-prix de Paris

16h00. Après un bon repas pour me remettre de mes émotions, je m’installe devant les écrans géants. Daniel Abt qualifié en 14ème position, et Lucas di Grasssi en 6ème position. Le weekend ne s’annonçait pas particulièrement prometteur pour les pilotes Audi. Surtout que la piste particulièrement étroite est réputée pour ses dépassements impossibles.

Mais c’est sans compter sur la fougue de Daniel Abt. Il réalise des dépassements au fil des tours, remontant ses adversaires les uns après les autres. La période des arrêts au stand est toujours aussi « bizarre »: Le pilote s’extirpe de sa monoplace et saute dans une autre monoplace qui dispose d’une batterie chargée à bloc. Une bizarrerie qui devrait disparaître l’année prochaine avec la nouvelle génération de batterie.

« Ce fut une course incroyable et extrêmement difficile. Dans la première partie de la course, j’ai économisé de l’énergie. Dans la deuxième partie, j’ai pu attaquer tous azimuts et décrocher le trophée pour la deuxième place. Je suis ravi! »

Lucas Di Grassi

Di Grassi termine finalement deuxième pour la troisième fois consécutive, Abt est passé de la 14ème place sur la grille à la septième place après une course spectaculaire. Bravo! Voilà un samedi que je ne suis pas prêt d’oublier!

// Merci Audi pour cette expérience exceptionnelle!

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Endurance

Direction le Prologue 2018 avec Ford

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Il y a deux semaines la super saison WEC commençait sur le circuit Paul Ricard avec le Prologue. Des essais officiels de 30H où les équipes sont libres de rouler autant qu’elles le souhaitent.

Après avoir atterri à Nice, direction le circuit du Castellet au volant d’une rutilante Mustang pour assister à ces tests grandeur nature. Arrivé sur le circuit, nous pénétrons dans le stand Ford, où l’ambiance est studieuse mais détendue. Rien à voir avec un weekend de course où le stress est palpable!

Ford attaque sa 3 ème saison de WEC en LMGTE Pro (Le Mans Grand Tourisme Endurance) avec la GT. Une voiture que l’équipe commence à bien connaitre, mais qui continue d’évoluer. D’ailleurs, les plus assidus auront remarqué la nouvelle livrée, plus foncée.

En passager d’Andy Priaulx

Il est déjà l’heure pour nous de retourner à l’hôtel (la route fut longue et tumultueuse). Je cède le volant de ma Mustang à Andy Priaulx. Présentation rapide et sommaire du personnage: Champion du monde des pilotes de voitures de tourisme en 2005, 2006 et 2007, et champion d’Europe 2004 pour le compte de l’écurie BMW. Il a remporté dix-huit victoires en championnat WTCC, et les 24 Heures du Nürburgring en endurance en 2005. Direction donc notre hôtel à Toulon et quoi de mieux pour détendre l’atmosphère que de partir en faisant fumer les pneus?

Curieux comme je suis, je lui pose quand même quelques questions sur sa nouvelle saison WEC avec la Ford GT. L’homme est heureux d’accueillir de nouvelles écuries, cela ne peut que pousser la compétition vers l’avant. Difficile de savoir où sont les autres, surtout les nouveaux comme BMW avec sa M8 GTE et Aston Martin qui fait rouler pour la première fois sa nouvelle Vantage AMR. Quoi qu’il en soit, la BoP ( Balance of Performance ) nivellera les niveaux, un peu dommage pour ceux qui bossent énormément pour améliorer l’auto.

Sa course préférée? Le Mans bien sur. Ce n’est pas le circuit le plus difficile ni le plus technique. Mais c’est la meilleure course, l’ambiance, l’intensité de la course y jouent pour beaucoup. Le meilleur moment? Lorsque le soleil se lève.

Sinon elle est sympa cette Mustang? Mieux que son Ford Edge de tous les jours, mais moins pratique, évidemment.

Porsche et Ford devant, les autres suivent

Le lendemain retour sur le circuit Paul Ricard, les moteurs vrombissent déjà. Visuellement, on se rend compte des différences de rythme, de trajectoires, et d’agressivité au volant. C’est toujours dans la catégorie GTE que l’on savoure les différentes notes d’échappement. A noter que le nouveau revêtement du circuit propose une adhérence inédite, les chronos s’envolent logiquement: Mike Conway réalise d’ailleurs un joli 1’32’’662!

En LMP1, Toyota est impressionnant et surtout sans concurrence en terme de performances pures! Sans suspense, les deux TS050 Hybrid terminent en tête. C’est également l’équipe ayant accompli le plus grand nombre de tours en piste, avec un impressionnant cumul de 1 003 tours.

En LMP2, l’ancien pilote Williams F1 Pastor Maldonado a mis tout le monde d’accord sur son ORECA-Gibson de DragonSpeed. Alpine et le Jackie Chan Racing complètent le podium.

 

En LMGTE Pro, Ford Chip Ganassi Racing a achevé le Prologue en troisième et quatrième positions derrière les Porsche, tandis qu’Aston Martin et BMW se sont concentrés sur l’endurance. Ferrari comptait accumuler les kilomètres avec sa nouvelle version de la 488 GTE, mais un incendie l’a coupé dans son élan au bout de 64 tours.

Vous pouvez retrouver les temps ici.

Quelques questions à Olivier Pla

Nous en profitons pour poser quelques questions à Olivier Pla, pilote de la Ford GT n°66, à la fin de la séance.

Quelles sont les principales évolutions sur la Ford GT par rapport à la saison passée ?

La règlementation n’a pas évolué, nous n’avons pas apporté de nouveau package sur l’auto, sauf les nouvelles couleurs. On a surtout continué de travailler beaucoup en essais avec Michelin sur les nouveaux pneumatiques.

C’est ta 3ème saison avec le Ford Chip Ganassi Racing, est-ce que tu penses que l’expérience acquise sera un avantage ?

Méfions-nous, toutes les équipes ont gagné en expérience. Le team est prêt, on a conscience de nos points forts, on connait très bien l’auto, on sait qu’on a une excellente base, un bon package et que la voiture est fiable. Pour cette 3ème saison, j’espère qu’on aura moins de ces petits soucis qui nous ont privé de bons résultats l’an passé.

Comment s’est déroulée la préparation d’intersaison avec l’équipe ? Quels ont été les principaux axes de travail ?

Nous avons beaucoup travaillé en essais cet hiver. On a fait beaucoup de tests avec Michelin pour développer les nouveaux pneus de la GT, ça a été le gros de notre travail. Étant donné que le règlement n’a pas changé, la grosse différence sera au niveau des pneus et c’est ce sur quoi on s’est concentrés : la constance, la durabilité sur un rythme élevé de relai. Le fait d’avoir des nouveaux pneus nous amène aussi à développer la voiture et les réglages autour de ça. En terme de développement, on travaille et on cherche continuellement à s’améliorer, dans tous les domaines.

Pendant l’intersaison on fait généralement le point avec l’équipe sur ce qui a été bien et moins bien pendant la saison 2017, pour comprendre et essayer de ne pas reproduire les petits soucis qu’on a pu rencontrer. Il y a un gros travail d’analyse des données avec l’équipe et l’ingénieur. C’était particulièrement important cette année car nous avons un nouvel ingénieur de course sur la GT 66, donc les premières séances de tests nous ont permis d’apprendre à nous connaitre et travailler ensemble.

Comment se sont passés ces premiers essais officiels à l’occasion du Prologue et sur quoi avez-vous travaillés ?

Nous avons bouclé un peu plus de 200 tours avec la GT 66 sur les deux jours, près de 500 avec les deux autos, on a suivi notre feuille de route : on a essayé énormément de choses très différentes sur la voiture, on a fait des simulations de longs relais, pour voir jusqu’où on pouvait amener les pneus, des changements de pilotes.

Comment gérez-vous le changement de pilote pour le baquet ou le set-up de la voiture avec votre équipier (Stefan Mücke) ?

Les deux dernières années c’est Stefan qui a fait le moulage du baquet, et lorsque je m’assois dedans c’est comme si c’était le mien, on ne fait aucun changement. On a toujours eu depuis 2 ans un style de pilotage et des réglages très proches, et ça n’a pas changé.

Que pensez-vous de la nouvelle règlementation pour les pit-stops ?

Jusqu’à présent les mécaniciens ne pouvaient pas intervenir en même temps pour le changement de pneus et le ravitaillement. Ça poussait vraiment l’équipe à s’entrainer pour être les meilleurs possible, et qu’après le refueling fait, le changement de pneus soit effectué le plus rapidement possible pour gagner la moindre seconde. Avec la nouvelle règlementation, je pense il y aura moins de suspens et que ça enlève quelque peu le côté sympa.

Quels sont les objectifs pour la super saison ?

L’objectif est toujours le même : gagner des courses !

Beaucoup de voitures engagées en GTE pro pour la super saison, quel regard portez-vous sur la concurrence ? Quels seront les principaux rivaux d’après vous ?

Il est encore beaucoup trop tôt pour le dire. On sait de quel package on dispose avec la GT, on sait aussi que Porsche n’a pas apporté de nouvelle évolution sur leur voiture cette année, comme nous, hormis les pneus. Ferrari a développé une évolution pour 2018. Mais c’est encore trop tôt pour savoir où est-ce qu’ils vont se situer. Cela dépendra aussi de la règlementation avec la balance de performance (BoP) qu’on va recevoir et ce qu’auront les nouvelles voitures de BMW et Aston, aujourd’hui personne ne le sait. On peut compter sur eux pour faire de bonnes autos. Encore une fois il ne faut sous-estimer personne ! Je pense que tout le monde sera au rendez-vous pour la première manche à Spa et nous y compris. On est prêts !

Le Prologue s’est achevé après 30 heures de roulage,quasiment 10,000 tours effectués et 53,000 kilomètres parcourus par les 35 voitures inscrites.

La première course de la super saison WEC aura lieu le 5 mai prochain à Spa en Belgique puis le 16 juin pour les 24H du Mans. De belles bagarres en perspective!

Photos du Prologue 2018

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