Volkswagen Golf 7 GTI Clubsport… cette auto vous dit probablement quelque chose, oui, nous l’avons essayée récemment durant un long road-trip traversant Allemagne, Autriche et Suisse via divers cols et autres autoroutes illimitées. L’essai de Nicolas ayant détaillé exclusivement le comportement de l’auto sur routes ouvertes, je profiterais donc de cet article et de l’essai effectué sur le circuit de Pau Arnos pour vous conter son côté pistarde mais aussi vous donner mon avis général sur cette auto.

Rendez-vous est pris ce samedi 10 septembre pour en découdre avec cette Golf un peu spéciale à Pau. Très technique, le circuit de 3,03 km est très vallonné et a la particularité de proposer divers virages à l’aveugle augmentant la complexité du tracé. Après un rapide briefing des instructeurs sur place ainsi que deux tours de reconnaissance, il est temps d’entrer sérieusement en action.

L’atterrissage effectué avec douceur sur les pistes de Pau, nous voici face aux monstres de la journée. Nous retrouvons 6 Golf GTI Clubsport réparties de la sorte :

  • Une GTI CS Rouge 3 portes boite manuelle
  • Une GTI CS Blanche 3 portes boite DSG
  • Deux GTI CS Rouges 5 portes (boite manuelle et DSG)
  • Deux GTI CS Blanches 5 portes (boite manuelle et DSG)

Notre premier choix s’orienta vers la 3 portes en Rouge Boite DSG, équipée du Pack Racing (Jantes allégées + amortisseurs pilotés) ainsi que des Sièges Baquets fournis par Recaro. Dès les premiers kilomètres de route, le feeling est vraiment très bon avec l’auto, la direction est précise et nous remonte un grand nombre d’informations. Mais le vif du sujet concerne son utilisation sur piste, son quasi domaine de prédilection, l’auto nous ayant été vendue comme très polyvalente lors de la conférence de presse. Nous voila donc sur ce circuit de Pau Arnos, impressionnant par son dénivelé dès notre arrivée dans les stands. Lors du briefing, les consignes sont claires : « Vous pouvez rouler autant que vous le désirez mais je vous demande de veiller à bien effectuer un tour de refroidissement après 2 tours de roulage intensif ».

Allez, en piste. Équipée en Michelin Pilot Sport Cup 2, déjà essayée pour ma part sur Mégane 3 RS Trophy-R, nous savons d’avance que ce ne sont pas les pneus qui limiteront l’auto dans sa progression. Dès les premiers virages, nous ressentons rapidement la facilité de l’auto à passer en courbe, entre autre grâce au différentiel mécanique (régulé électroniquement), permettant par la même occasion des remises de gaz anticipées et donc une sortie de virage plus rapide. Mode Sport activé, le contrôle de stabilité électronique (ESC) passe lui aussi en mode Sport, offrant plus de liberté en courbe, intervenant moins sur les freins lors de dérives par exemple. Le mode Sport est aussi l’occasion d’activer l’Overboost : passé 70% de charge sur la pédale, +30Nm de Couple et +25ch sont offerts pendant 10 secondes (temps de recharge de l’overboost : 10 secondes), un gain appréciable et ressenti rapidement en utilisation soutenue. En usage sportif, la boite DSG se montre très efficace, sa renommée n’étant plus à faire mais montrera cependant quelques « cafouillages » à l’utilisation. Peut-être un temps d’adaptation à avoir pour nous aussi concernant son utilisation. Quant au baquet, le maintien est vraiment idéal, bien supérieur au « siège sport » disponible de série. Sur cet essai, le point noir (parce qu’il en faut toujours un!) est bel et bien le freinage. Il aurait fallu songer à des freins fixes et des étriers 4 pistons (pourtant disponibles sur RS3 et TTRS par exemple..) permettant un freinage optimal mais surtout endurant. Ici, la pédale montrera rapidement une tendance au feeding et donc offrant un feeling avec la pédale peu optimisé pour le circuit.

Passage à la boite manuelle ainsi qu’aux sièges sports. Le feeling n’est plus le même, le châssis est toujours aussi vif et précis mais nous remplaçons la très efficace boite DSG par une boite manuelle. Quoi qu’on en dise, cela fait une chose de plus à gérer au volant, nous obligeant à nous concentrer sur nos passages de rapports, nous avons tendance à moins faire attention à nos trajectoires et donc diminuer notre efficacité sur la piste. Une fois de plus, ceci est probablement une habitude à prendre sur une durée plus longue. Quant aux sièges sport, le maintien est correct mais bien moindre comparé à celui des baquets Recaro.

En conclusion, c’est pour moi la version Boite DSG qui remporte le match. Grâce à elle, nous pouvons nous concentrer à 100% sur notre conduite, parfaire nos trajectoires et rendre donc notre pilotage optimal, entre autre grâce à l’efficacité de cette boite. Le comportement de l’auto est vraiment très bon sur piste, malgré un point noir qu’est le freinage. Avec un bon upgrade sur le freinage, ce qui semble obligatoire pour ceux qui seraient voués à l’utiliser plus souvent sur piste que sur route, cette auto pourrait se montrer idéale.


Pour rappel, cette Golf GTI Clubsport commence à 37.400€ en version boite manuelle ainsi que 39.150€ en version boite DSG. A cela, vous pourrez rajouter un maximum d’environ 10.000€ d’options, pouvant porter votre GTI Clubsport à la barre des 50.000€ (hors malus et carte grise). Avec respectivement 162g/km pour la boite manuelle ainsi que 158g/km pour la boite DSG, il faudra vous acquitter d’un malus écologique de 2.200€.

PHOTOS DE LA GOLF 7 GTI CLUBSPORT :

Fiche technique de la Golf GTI Clubsport
MOTEUR
Type : 4 cylindres en ligne, 16 soupapes
Alimentation : Injection directe + Turbo
Cylindrée (cm3) : 1984
Puissance maxi (ch à trs/mn) : 265 à 6600 + boost 290ch entre 3e et 6e rapport
Couple maxi (Nm à trs/mn) : 350 à 1700
TRANSMISSION
Traction
Boîte de vitesses (rapports) : Double embrayage DSG(6)
POIDS
Données constructeur DIN à vide (kg) : 1375
Rapport poids/puissance (kg/ch) : 5,189
PERFORMANCES
Vitesse maxi (km/h) : 250
0 à 100 km/h : 5,9″
CONSOMMATION
Moyenne normalisée (L/100 Km) : 6,9
CO2 (g/Km) : 155
Malus : 900€
Puissance fiscale : 16 CV

Editor's Rating

Plaisir de conduire 8.5
Performances 9.0
Sex Appeal 8.0
Vie à bord 8.5
8.5
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Emeric Cadart

Emeric Cadart

Petrolhead à ses heures perdues, du SP98 coule dans ses veines.
Avec comme réveil le V10 d'une Carrera GT, Emeric est passionné par les supercars, GT mais aussi les petites GTI's.