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Circuit

Retour sur les 24H du Nürburgring 2017 ! (photos)

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Après le VLN et la course de qualification, nous avons de nouveau passé trois jours dans l’Eifel pour suivre les 24H du Nürburgring 2017. Accrochez vos ceintures et embarquez avec nous sur une des plus belles courses au monde !

Si vous demandez à un passionné de sport automobile quelle est la course automobile la plus mythique pour lui, la plus belle, les avis vont différer. Et c’est tant mieux, cela veut dire que notre sport favori subsiste dans un monde qui tend dangereusement à éradiquer le sport automobile et le plaisir qu’il procure. Certains vous diront que rien ne vaut le prestige et le glamour du GP de Monaco. D’autres évoqueront leurs souvenirs aux 24h du Mans et vous affirmeront qu’aucune course n’égal le Mythe de l’épreuve Sarthoise. D’autres encore vous vendront coûte que coûte les 500 Miles d’Indianapolis pour le spectacle, l’ambiance et la culture. Vous avez tous raison, le sport automobile est beau sous toutes ses formes, et il serait injuste de désigner telle ou telle course comme la meilleure au monde. Toutefois, si l’on me posait cette même question, je ne pourrais m’empêcher de répondre en faveur des 24H du Nürburgring. Laissez-moi vous expliquer pourquoi.

Le circuit

Le Nürburgring est le circuit le plus long au monde avec plus de 22 kilomètres de virages qui n’en finissent plus, dans une forêt épaisse et magnifique ! Aucun circuit au monde ne peut se targuer d’être aussi rude pour les mécaniques et les pilotes que celui-ci. Le Nürburgring c’est une épreuve, un mythe à part entière. Voilà cinq ans que j’ai le plaisir de m’y rendre pour couvrir des courses, et à chaque fois je découvre de nouveaux virages, de nouvelles portions, de nouveaux villages imprégnés de la culture automobile… La nuit des 24H, la forêt plonge dans l’obscurité. Point d’éclairages artificiels pour guider les équipes, les pilotes sont seuls avec leur machine de course pendant 6 minutes, avant de retrouver les lumières du circuit GP. Les paddocks respirent l’Histoire automobile avec un grand « H », c’est quelque chose de palpable, qui vous prend aux tripes.

Vous comprendrez donc bien naturellement que si les 24H du Nürburgring ont une place si chère dans mon coeur, c’est avant tout grâce au circuit sur lesquelles elles ont lieux ! Vous n’êtes pas convaincu ? Voici quelques images pour vous rallier à ma cause ! Courbes, bosses, virages en aveugle… tout y est !

Le plateau

200. C’est le nombre de voitures engagées au départ. Aucune course au monde ne vous proposera un tel plateau, et surtout une telle diversité ! Les stars de l’événement restent évidemment les GT3 : R8 LMS, M6 GT3, 911 GT3R, AMG GT3, etc… Toutefois on retrouve également un important plateau GT4, des Porsche Cup, des Audi RS3 LMS, des BMW M235i, des Toyota GT86… et même une classe « SPX » qui permettent à des véhicules plus exotiques de s’engager. Je pense notamment à la superbe équipe Scuderia Cameron Glickenhaus avec leur prototype spécialement développé sur la Nordschleife, ou encore aux Renault RS 01. Vous vous demandez comment tout ce beau monde cohabite pendant 24H ? C’est tout à fait légitime ! Le départ se découpe en plusieurs groupes par catégories. Jusque là tout va bien. Mais rapidement, les plus rapides rattrapent les plus lents et on assiste à des tours de passe-passe entre une Porsche d’usine et une Golf 3, entre un pilote titré au Mans et un amateur confirmé. Maintenant, imaginez un peu les ravitaillements… Vous avez du mal ? Il faut le voir pour le croire : les équipes se partagent les box et arrivent parfois en même temps à la pompe ! Un sacré bazar, toujours dans le respect toutefois, qui fait aussi le charme de l’épreuve.

Nous avons donc un plateau incroyable sur un circuit tout aussi incroyable ! De quoi créer de belles batailles en piste, et réaliser des images intéressantes.

Le public

Comme si cela ne suffisait pas, le public joue un rôle phare dans le ressenti que l’on peut avoir sur les lieux. Des dizaines de milliers de personnes, on parle même de plus de 200 000 spectateurs selon les différentes sources, se rassemblent dans la mythique forêt de l’Eifel. Un public de connaisseurs, de réels passionnés, toutes générations confondues, se mélange le long de la piste une semaine avant la course pour assister à cet événement majeur. On retrouve au bord du tracé tous types de campements, tous plus farfelus les uns que les autres. De l’alcool à volonté, de la musique à en perdre les tympans, des piscines gonflables, et cette année même un dinosaure géant en plastique ! Les 24h du Nürburgring pour toutes ces personnes sont avant tout une immense fête, que l’on partage entre passionnés, une bière à la main, et une saucisse blanche dans l’autre ! Les pilotes vous diront même que dans certaines portions du circuit, l’odeur des barbecues vient titiller leurs narines alors qu’ils essayent de se concentrer sur leur trajectoire…. Unique au monde ! La nuit, ajoutez le crépitement des feux d’artifice dans la pénombre, et la magie opère !

La course 

Vous me direz, « tout ça c’est bien beau, mais qu’en est-il de la course ? ». J’y viens. Je vous avais résumé dans un précédent article les différentes forces en présence : une armée d’Audi R8 LMS, de BMW M6 GT3, et de Porsche 911 GT3R s’attaquaient alors à la domination apparente des Mercedes AMG GT3. La première surprise vint alors de la superbe Scuderia Cameron Glickenhaus qui plaça son prototype en pôle position avec un temps de 6 minutes et 56 secondes ! Magnifique ! Au bout de quelques tours toutefois, l’armada de R8 LMS prenait déjà l’avantage, tandis que les M6 GT3 et les AMG GT3 suivaient à quelques centimètres derrière. Enfin, les Porsche, parties relativement loin suite à des qualifications moyennes, remontaient les positions progressivement avec notamment un Romain Dumas déchaîné au volant ! Malheureusement pour la firme de Zuffenhausen, une collision avec un véhicule plus lent viendra rapidement enterrer tout espoir de reconquête du titre. Il en a été de même pour la 911 du Falken Motorsport, qui abandonna avant même la tombée du soleil. Au cours de la nuit, deux R8 prennent progressivement le large, suivi par une M6, puis encore des R8. Les AMG GT3, si dominantes l’année passée, ne semblent pas dans le coup pour la victoire cette fois-ci. C’est ainsi qu’après 24h d’un sprint infernal, la R8 du Land Motorsport remporta les 24H du Nürburgring , devant la M6 du Rowe Racing, et la R8 du WRT. A noter que le podium se tient en seulement 50 secondes après 24h de courses, la magie de l’endurance ! Le top 5 est complété par la M6 du team Schnitzer et l’AMG GT3 du team Black Falcon. La première Porsche est sixième, il s’agit de celle du Frikadelli Racing.

Que dire de plus ? Cette année n’a pas dérogé à la règle : le spectacle a été au rendez vous de la première à la dernière heure, la magie aussi ! Vous ne vous êtes jamais rendu sur le mythique circuit allemand ? J’espère vous avoir convaincu à réserver votre week-end en mai 2018, car c’est un rendez-vous obligatoire pour tout passionné de sport automobile. En ce qui nous concerne, nous y serons à nouveau, cela ne fait aucun doute !

En attendant, voici un dernier supplément de photos de cette édition 2017, avant de vous donner rendez-vous aux 24h du Mans la semaine prochaine !

Crédits Récits et Photos : Nicolas Verneret pour Speedguerilla.

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Volkswagen et Romain Dumas, nouveaux rois de la montagne

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Romain Dumas a signé le nouveau record de la montée de Pikes Peak au volant de la Volkswagen I.D. R Pikes Peak, battant la performance de Sébastien Loeb.

Pikes Peak est une course de côte mythique connue dans le monde entier. Située au Colorado (États-Unis), Pike Peaks est une montagne dont le sommet culmine à 4 302 mètres, à gravir le plus rapidement possible.

Romain Dumas et Volkswagen Motorsport ont réussi leur pari dans la Course vers les nuages. Au volant du prototype électrique Volkswagen I.D. R Pikes Peak, le double vainqueur des 24 Heures du Mans a bouclé la montée de 20km dans le Colorado en 7’57’’148.

Volkswagen ne décroche pas seulement le record en catégorie électrique qui était détenu jusqu’ici par Rhys Millen avec un chrono de 8’57’’118 signé en 2016. Le constructeur allemand bat également la performance réalisée par Peugeot et Sébastien Loeb lorsque le nonuple champion du WRC avait grimpé la montée en 8’13’’878 au volant de la 208 T16 Pikes Peak, soit plus de 16 secondes de mieux.

« Avec ce résultat, nous avons même dépassé nos attentes, qui étaient pourtant élevées. Depuis les essais de cette semaine, nous savions qu’il était possible de battre le record historique. Mais pour que cela se produise, il fallait que tous les éléments soient réunis, depuis la technologie jusqu’au pilote. Et le temps devait lui aussi être de la partie. Que tout se soit si bien déroulé me comble de joie, et le nouveau record de Pikes Peak est vraiment la cerise sur le gâteau. J’ai encore du mal à réaliser que Volkswagen et mon nom soient associés à ce chrono formidable. L’I.D. R Pikes Peak est la voiture la plus impressionnante que j’ai eu à conduire en compétition. Comme la propulsion électrique changeait pas mal de choses, j’ai beaucoup appris au cours du projet. L’équipe a fait preuve d’une minutie de tous les instants, sans jamais perdre de sa décontraction. Non seulement nous avons obtenu le résultat escompté, mais l’esprit d’équipe était aussi au rendez-vous. Je suis extrêmement fier d’avoir pu prendre part à cette aventure. »

Romain Dumas, Volkswagen I.D. R Pikes Peak n°94

Romain Dumas a notamment pu profiter de la technologie électrique qui offre une pleine puissance sans être concerné par l’altitude qui limite les moteurs thermiques. L’équipe a aussi eu la chance de bénéficier de bonnes conditions climatiques. Pour sa tentative de record à Pikes Peak, Volkswagen a pu compter sur la présence à ses côtés de solides partenaires : ANSYS, Michelin, Integral e-drive et aussi OMP.

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24H du Nürburgring 2018 : au coeur de la Légende !

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Pour la cinquième année consécutive, me voilà sur la grille de départ des 24H du Nürburgring ! Je vous raconte tout, des essais nocturnes du jeudi à l’arrivée le dimanche soir !

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Nissan met à jour sa GT-R Nismo GT3

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Nissan-GT-R-NISMO-GT3
La Nissan GT-R commence à prendre de l’âge mais le constructeur continue à l’améliorer au fil des ans. Il en est de même pour le modèle de course, la GT-R Nismo GT3, qui se voit recevoir une série d’amélioration pour 2018.

Actuellement disponible à la commande, le constructeur Japonais a optimisé la répartition du poids et abaissé le centre de gravité de sa voiture de compétition-client. Ceci est rendu possible en positionnant le moteur V6 bi-turbo de 3.8L plus bas et 150mm plus en arrière. Ce dernier produit toujours 550 ch et 637 Nm de couple.

En plus de déplacer le moteur, Nissan a développé une nouvelle suspension pour améliorer le comportement du véhicule. L’arceau est revu pour augmenter la rigidité en torsion et en flexion de la GT-R. Elle reçoit également un système de freinage amélioré qui promet d’avoir une meilleure durabilité et une fiabilité accrue.

Alors que la GT-R Nismo GT3 a été conçu pour la course, le modèle 2018 sera disponible avec un système de climatisation en option. Nissan affirme qu’elle a été conçue exclusivement pour la voiture et contribuera à rendre le modèle plus confortable lors des courses d’endurance. Dernièrement, Porsche proposé aussi la clim sur sa GT3 R de course, d’autres constructeurs devraient logiquement suivre.

Les modifications peuvent sembler légères, mais Nissan dit que la voiture a amélioré sa compétitivité tout en étant facile à conduire à la fois pour les pilotes mais aussi les gentlemen drivers. La force de la GT-R est d’être capable de rouler avec vitesse et stabilité sur n’importe quel circuit et avec n’importe quelle marque de pneu.

La Nissan GT-R Nismo GT3 est fabriquée sur commande et les premières livraisons devraient débuter en janvier.

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