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Reportage

Découverte de la Shelby GT 350 R

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Ford Mustang Shelby GT 350 R

Ford nous avait récemment convié sur le circuit de Dreux (ou de l’Ouest Parisien pour les intimes) pour une journée au nom évocateur: Ford Adrenaline Day. Avec comme cerise sur le gâteau, une terrible Shelby GT 350 R!

Commercialisée uniquement aux Etats-Unis, la Ford Mustang Shelby GT 350 R n’est pas homologuée en France. Heureusement sur un circuit, pas besoin d’homologation! En plus, elle est chaussée en pneus slicks pour encore plus de performances.

Ecoboost? Oui. Politiquement correct? Nope.

Elle embarque un V8 5.2L atmo de 526 ch. A titre de comparaison, le V8 5.0L de la Mustang GT atteint les 6 800 tr/min maxi, celui de la GT 350 R prend 8 250 tr/min tranquillement! Pas mal pour un atmosphérique!

Une GT350 qui ne manque pas d’R

Par rapport à une Mustang V8 5.0L classique de 421 ch, la GT350 gagne un V8 5.2L à vilebrequin plat de 526 ch, une boîte mécanique à six rapports ré-étagée, une suspension pilotée affermie, des freins majorés. La GT350 R y ajoute plus d’appuis aérodynamique, des suspensions plus fermes et perd une soixantaine de kilos sur la balance.

Adieu la banquette arrière, la climatisation, le GPS, ou encore la radio qui d’ailleurs devient inutile tellement le bercement sonore du V8 suffit à lui même! Vous aurez aussi remarqué les superbes jantes carbone, elles permettent de gagner à elles seules pas moins de 27 kg!

Une vraie PistaRde

Ce n’est pas moi qui suis chargé de tenir le cerceau de ce monstre mais le pilote Frédéric Gabillon. Ce dernier officie en Nascar Euroseries, la Shelby ne lui fait donc pas vraiment peur.

Malgré mes fesses dans le siège passager, il n’est pas difficile de s’apercevoir que l’on est pas dans le même délire entre une Mustang et cette fumeuse Shelby! Adhérence, accélération, freinage: tout est mieux!

Ford Mustang Shelby GT 350 R

Chanceux américains

S’il fallait résumer la Shelby, je dirais simplement que c’est une Mustang qui a pris un abonnement à la salle de sport! Sans compromis, elle se résume à ce qu’on aime: du sport!

Les moteurs atmosphériques sont de plus en plus rares, et ceux qui donnent de la voix sont carrément en voie de disparition. Avec des normes Européennes de plus en plus drastiques, cette machine à plaisir ne pouvait être qu’Américaine! Hélas…

Photos de la Ford Mustang Shelby GT 350 R

Encore plus d’adrénaline

Le reste de la journée s’est décomposée en deux types d’activité:

  • La piste avec la Mustang V8 GT et la Focus RS
  • La terre avec du rallycross avec la Fiesta ST200 et du franchissement en Kuga, Edge et Ranger

Photos des Ford Adrenaline Day

Reportage

Visite du salon Retromobile 2018

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Retromobile, c’est le salon par excellence des amoureux de voitures anciennes. Pour cette 43ème édition du salon, découverte de quelques anniversaires marquants.

120 ans de Renault

Depuis 120 ans, la marque au Losange contribue par sa créativité et son imagination, à l’amélioration et au renouvellement de l’automobile. A Retromobile, les visiteurs peuvent admirer une sélection de véhicules retraçant l’histoire de ces voitures à vivre :

  • La Type A de 1898, la première Renault,
  • la Type B de 1899, souvent considérée comme la première conduite intérieure de l’histoire,
  • Le fourgon postal Type BD de 1909 accueillant à son bord un mini bureau de poste,
  • Le taxi Type AG1 de 1910, le véhicule « flotte » des années 10,
  • La Type KJ1 de 1923, la citadine des années 20,
  • Un autocar Type PR de 1927, le véhicule de transport de personnes des années 20,
  • La Vivastella PG7 de 1933, la grande routière des années 30,
  • La Juvaquatre de 1937, la populaire des années 40,
  • La 4CV de 1947, la première Renault vendue à plus d’un million d’exemplaires,
  • La Colorale de 1950, le premier SUV de Renault,
  • Une Estafette marchand de glaces de 1959, le Trafic des années 60,
  • La Renault 4 de 1961, la voiture « blue jean »,
  • La Renault 8 Gordini de 1964, la sportive qui a contribué à la démocratisation du sport auto,
  • La Renault 16 de 1965 à l’architecture audacieuse et à la modularité intérieure innovante,
  • La Renault 5 électrique de 1974, réponse à la première crise du pétrole,
  • La Renault 30 de 1975, ou le haut de gamme vu par Renault dans les années 70,
  • La Renault 9 de 1981, la voiture mondiale,
  • La déclinaison du concept monospace avec Espace (1984), Twingo (1992) et Scenic (1996).

120 ans, cela fait beaucoup de modèles, et encore plus de souvenirs. Hugues Portron, directeur de Renault Classic, nous fait la visite. Il connait l’histoire de chacune de ses autos et pourrait nous compter l’histoire de Renault durant des heures!

Marque touche à tout, de la voiture populaire au luxe, le sport prend rapidement une part importante. D’ailleurs, sans le savoir, Louis Renault pratique le marketing avant l’heure en assurant la promotion de ses modèles en participant avec succès aux premières épreuves sportives.

Plus tard, les Dauphine et Renault 8 ont droit à des versions musclées Gordini reconnaissables à leur teinte bleue frappée de deux bandes blanches. La R8 Gordini donne naissance à une Coupe au sein de laquelle va s’épanouir toute une génération de futurs champions. Puis on verra apparaître la Renault 5 Alpine, la sportive de grande diffusion.

Les 40 ans d’une victoire historique

Le 10 juin 1978, ce n’est pas moins de 4 Renault-Alpine qui se présentent au départ de la course des 24 Heures du Mans. Après avoir mené la course pendant 18 heures, la Renault Alpine A443 n°1 est contrainte à l’abandon et cède le commandement à une autre Renault-Alpine, l’A442 B n° 2 de Didier Pironi et Jean-Pierre Jaussaud qui ne quitteront plus cette position et remporteront la plus grande course d’endurance au monde.

Cette armada menée par Gérard Larrousse, dont l’objectif affiché est de remporter l’épreuve, est composée de 3 versions bien différentes : deux A442, une A442 B et une A443. Les 2 premières correspondent à des châssis déjà vus en course au cours des années précédentes, tandis que les 2 autres sont développées spécifiquement pour l’édition 1978 de l’épreuve mancelle.

Fraîchement revenu du Monte Carlo Historique, où il jouait son rôle d’ambassadeur, on retrouve Jean Ragnotti sur le stand Renault.

Quelques questions à Jean Ragnotti

Jean, quels sont tes souvenirs de cette Renault Alpine du Mans?

En 78, on avait fait 2ème et 3ème (cf avec Guy Frequelin) avec des Renault 5 Alpine au Rallye Monte Carlo, et comme il y a eu beaucoup de retombées médiatiques, Renault a rajouté cette voiture, qui était un modèle de l’année précédente, revu, revisité et restauré. Ils ont engagé l’équipage Guy Frequelin et moi qui avions brillé à Monte Carlo. On aurait pu faire 2ème mais le dimanche matin à 7h, il a fallu changer un pignon de boite et on a chuté à la 4ème place. Mais sinon on aurait pu terminer derrière la voiture de pointe avec Pironi et Jaussaud.

Est ce que ça reste un quand même un bon souvenir?

Ca reste un bon souvenir parce que les 24H du Mans, j’ai toujours aimé cette course. Si je devais faire une critique, c’est une course un peu dangereuse, il y a eu quand même pas d’incidents ou d’accidents importants. Mais, au niveau course d’endurance, ça reste une super course que j’aime beaucoup. D’ailleurs je l’ai faite plusieurs fois, je l’ai faite avec Renault une fois en 78 et plusieurs fois ensuite avec Rondeau.

Est ce qu’on aura la chance de te voir rouler dans la Renault Alpine A442A lors du Mans Classic?

Alors là non, j’ai quelques petits problèmes de vieillesse dont des problèmes de dos. Je serais présent bien sur, comme j’ai été présent au Monte Carlo historique la semaine dernière, en tant qu’ambassadeur.

Parmi toutes les Renault Sport, laquelle t’as procuré le plus de plaisir?

J’ai du mal à dire une, il y en a au minimum 3. La Renault 8 Gordini qui m’a appris le pilotage, et pas qu’a moi. Ce n’est pas une voiture évidente à piloter très très vite, parce qu’avec le moteur à l’arrière, elle glissait très facilement. Il fallait avoir une adaptation rapide si on ne voulait pas se mettre hors de la route. Mais c’était une voiture formidable. J’ai aussi fait la coupe Renault 8 Gordini, on s’est beaucoup amusé au niveau de la glisse.

Je parlerais peu de la berlinette Alpine, parce que finalement c’est une Renault 8 Gordini avec une tenue de route supérieure, plus efficace dans tous les domaines, mais l’équilibre général de la Gordini et de l’Alpine étant identique, je cite la Gordini parce que c’est elle qui m’a fait démarrer ma carrière de pilote.

Après il y a eu la Renault 5 Alpine Groupe 2 et la 5 turbo, magnifique. Une puissance difficile à gérer avec le début du turbo, mais on a gagné. Il y a eu 84 et 85 avec la maxi 5 turbo qui était aux couleurs de Philips. Avec celle là, entre la puissance, le côté spectaculaire de la voiture, je me suis beaucoup amusé et même ces dernières années avec les World Series ou dans d’autres démonstrations, à chaque fois que je descends de la voiture, je me suis vraiment régalé.

Et puis il y a la période sur les Clio Groupe A, qui est une traction qui était très facile à conduire, très efficace et très spectaculaire et qui me laisse aussi un grand souvenir. Alors pour dire une voiture, c’est difficile…

Jean Ragnotti

70 ans de Porsche

Porsche célébrera les 70 ans de sportives de la marque, un anniversaire qui marque l’homologation du premier prototype Porsche, portant le numéro de châssis 356-001, officiellement approuvé pour circuler sur la route.

A ce titre seront présentes sur son stand quelques-unes des sportives qui ont écrit l’histoire de la marque, de la 356 jusqu’à la toute dernière, la Panamera Turbo S E-Hybrid Sport Turismo

Parmi les modèles mis à l’honneur sur le stand Porsche, le public découvrira une 356 de 1954, une superbe 959 de 1988 produit en seulement 292 unités mais aussi une 911 2,5 S/T à l’histoire singulière. Après avoir capturé certaines images du film The Speed Merchants (1972), cette 911 disparaît aux Etats-Unis sans laisser de traces. Retrouvée des années plus tard en piteux état, elle est entièrement restaurée par Porsche Classic à Stuttgart.

 

Les différentes mises aux enchères, collections, et ventes de pièces ou d’œuvres d’arts font le succès de Retromobile.

Rendez-vous du 7 au 11 février 2018 à Paris Expo Porte de Versailles.

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Reportage

Avec Renault Classic pour le départ du Rallye Monte Carlo Historique

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Jeudi 1er février 2018. Il est 10H30 et j’ai rendez vous aux ateliers de Renault Classic à l’usine de Flins. Devant les ateliers sont garés en ordre de bataille quatre R5 Alpine Groupe 2. Cette année, Renault fera le déplacement autour de Monaco pour le Rallye historique de Monte-Carlo avec ces autos.

Renault R5 Alpine Groupe 2

Ces quatre R5 Alpine sont dans un état irréprochable vu leur âge. Aux volants, on trouve quelques grands noms du rallye. Voici d’ailleurs la liste des équipages:

  • N°5 : Guy Fréquelin / Laurent Perquin
  • N°6 : Emmanuel Guigou / Michel Duvernay
  • N°7 : Christian Chambord / Patrick Fourestié
  • N°8 : Patrick Henry / Jean Pierre Prévot

La R5 Alpine fut engagée au début des années 80 par Renault en rallye. Une voiture qui a fait de belles prestations en Groupe 2 avec deux pilotes français qui ont fait la renommée du sport auto tricolore : Guy Fréquelin et Jean Ragnotti. Belle coïncidence, mais où est Jean? Je rentre dans les ateliers et le premier à venir me saluer est … Jean Ragnotti! Il prouve s’il le fallait encore, la sympathie du personnage. Cette année, il participera « simplement » en tant qu’ambassadeur Renault à bord d’une Clio RS Trophy.

Revenons sur les quatre bombinettes jaunes et rouges. Sous le capot, le sage moteur cléon 1.3 atmosphérique a été largement préparé, puisqu’il avait été porté à l’époque à 137 ch (contre 93 à l’origine), alors que l’auto ne pèse que 735 kg.

Les ateliers Renault Classic

A l’intérieur des ateliers, je salue le reste de l’équipe. Mais quelques petits bijoux attirent mon attention à côté des voitures qui s’apprêtent à rejoindre le salon Retromobile. J’aperçois des F1 ayant appartenues à Alain Prost, Jean-Pierre Jabouille, et même Fernando Alonso! Un peu plus loin traînent quelques Renault Alpine du Mans comme l’A442. Plus modestement, je croise 2 R8 Gordini, une Alpine A310 groupe 5… et même un tank!

C’est donc une véritable caverne d’alibaba pour tout amateur de Renault que je vous laisse découvrir en images.

Direction Reims!

Après un rapide déjeuner, il est temps de rejoindre Reims. C’est de là que nos quatre équipages s’élanceront le lendemain. Perpétuant une tradition établie en 1911, les différents concurrents s’élancent de six villes européennes. Oslo et Glasgow, les départs les plus lointains, sont principalement choisis par quelques intrépides concurrents scandinaves ou britanniques, mais la majorité des pilotes habitant le Nord de l’Europe préfèrent s’élancer de Bad Hombourg ou de Reims.

Ceux habitant le Sud, s’élancent plutôt de Barcelone ou Monaco. Ils se rejoignent tous à Bourgoin-Jallieu pour le départ. A savoir que malgré la proximité, ceux partant de Monaco doivent réaliser pas moins de 680km et trois CH nocturnes pour passer une nuit blanche sur la route comme tous les autres!

Monte Carlo Historique 2018

Vérifications techniques

Après une bonne nuit de sommeil, il est l’heure de se rendre aux vérifications techniques.

L’arrivée des équipages Renault frôle l’émeute. Armés de feutre, les pilotes enchaînent les dédicaces et les selfies. Jean Ragnotti, devenu expert en la matière, me confie: « J’ai déjà signé 7000 dédicaces en une journée! » Malgré les années, 72 ans cette année, il reste l’un des pilotes les plus appréciés et reconnus au monde.

En tout cas, plus personne ne fait attention à la nouvelle Megane RS et les Renault apportées par le concessionnaire local. Ceux qui ont déjà l’œil aiguisé par contre sont les équipes d’assistance. Concentrés, ils s’assurent que rien ne manque et sont déjà prêt pour être au petit soin des quatre R5 Alpine.

Parmi les « stars » présentent, on pouvait croiser Bruno Saby au volant d’une minuscule Vespa 400. Mais aussi, Jean-Pierre Coppola et son Alpine A110 Rouge Bordeaux, Daniel Elena sur une VW Golf, Carlos Tavares avec une Peugeot 104 ZS. Et enfin, le Belge Michel Decremer, vainqueur en 2017, sur une Opel Ascona.

Départ à 19H pétantes

Après les mots du maire de Reims, il est temps de démarrer les mécaniques sous une pluie diluvienne. Jeannot participe à réchauffer l’ambiance. Les autos s’élancent les unes après les autres, toutes les 60 secondes. C’est parti pour 24H de route quasi non-stop…. la magie du Monte Carlo!

Bonne route les amis!

// Merci à Renault Classic de nous avoir accueilli comme des membres de l’équipe.

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Reportage

Avec Toyota pour le rallye Monte-Carlo 2018

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Toyota Yaris WRC Monte Carlo 2018

Il y a une semaine déjà, la saison WRC 2018 commençait par ce qui est certainement le plus beau et le plus dur rallye de l’année: le Monte Carlo! Pour fêter ça, Toyota me conviait à assister à l’événement.

Départ de Valence à bord de la très rare Yaris GRMN de route. Notre périple nous emmène sur les routes d’Ardèche. Les conditions climatiques sont terribles: pluie, brouillard, voir neige! Les kilomètres s’enchaînent et nous faisons une halte au col de Fayolle: visibilité nulle, froid et vent. Il y a quelques années le Monte Carlo passait encore par là.

La remise

Le pèlerinage continue jusqu’à Entraigues avec notre guide: Anne Chantal Pauwels. Cela ne vous dit rien? C’est une grande dame du rallye qui fut entre autre copilote de François Delecour, Yvan Muller et Isolde Holderied

Nous arrivons à La remise, plus qu’un restaurant, c’est devenu un sanctuaire du rallye d’autrefois. Aujourd’hui, le Monte Carlo ne passe plus par là, seul le Monte Carlo historique s’y arrête encore. Le maître des lieux, Yves Jouanny, accompagné de sa sœur Yvette, nous accueille chaleureusement. La remise est recouverte des traces de pilote passé par là, venus déguster la fameuse tartelette. On y trouve par exemple les combinaisons de Jean Ragnotti, Bruno Saby, François Delecour, Didier Auriol, Sébastien Loeb et Sébastien Ogier. Des coupures de presse, des photos, des souvenirs… tout cela s’exposant sur les murs de l’établissement.

Après un bon déjeuner, Yves Jouanny nous lâche ces mots:

« Le rallye de Monte Carlo est toujours en Ardèche et ce petit coin de la Remise, c’est un petit coin de la Principauté. Pour moi c’est un peu ma fierté. »

Il peut l’être, fier. Nous le quittons, direction Gap!

Toyota Yaris GRMN

Une Yaris WRC améliorée

Après une première saison pleine de promesse, les équipes Toyota ont amélioré la Yaris WRC. L’aérodynamique de l’engin est complètement folle, moi qui trouvait déjà la GRMN de route méchante, là on est sur de l’avion de chasse.

On remarquera le nouvel ensemble aérodynamique, spécialement conçu pour générer plus d’appui à l’avant pour une meilleure réactivité de la direction. La carrosserie modifiée permet également de refroidir davantage les composants mécaniques, ce qui s’avère particulièrement utile lors des événements les plus chauds du calendrier.

Côté pilotes, Jari-Matti Latvala reste présent et Ott Tanak, troisième du championnat avec Ford M-Sport l’an dernier, fait son arrivée à la place de Juho Hänninen. Esapekka Lappi garde aussi sa place.

Toyota Yaris WRC Monte Carlo 2018

Entrevue exclusive avec Tommi Mäkinen, directeur de l’équipe

Comment s’est passé cette première journée?

Nous avons eu une très bonne journée malgré la pluie. Je suis sur que demain sera encore meilleur. En particulier pour Ott, aujourd’hui était sa première journée complète avec une nouvelle voiture, potentiellement, il peut encore améliorer sa vitesse demain.

Est ce que vous vous attendiez à ce qu’il soit aussi rapide?

Non, c’est une belle surprise. Chacun de nos pilotes sont rapides. J’ai gagné ce rallye il y a quelques années 4 fois d’affilée, tous ces Sebastien qui gagnent le rallye depuis des années, il est temps que cela change. (rires)

Les principaux pilotes sont derrières, il n’y a que Sebastien Ogier devant, quelle est votre stratégie?

Je laisse les pilotes faire leur stratégie. Parce que je connais ce point de vue, de penser à faire attention, vous ne pouvez pas faire attention, c’est le jeu. Vous devez aller de l’avant et continuer à attaquer pour rester concentrer. C’est même plus sur. Si vous devez commencer à penser, c’est là que vous ferez une erreur. Évidemment, ces conditions sont très piégeuses et les pilotes doivent juste continuer à faire leur boulot.

En quoi le rallye Monte Carlo est si spécial?

Parce que vous avez toutes les conditions et que vous devez changez de style à chacune d’entre elles. Vous passez du pied au plancher à quasiment zéro. Il faut garder les yeux ouverts.

Après une journée complète, voyez vous déjà les changements apportés sur la Yaris?

Les améliorations ont été faites principalement pour les hautes vitesses. On ne les ressent pas particulièrement sur le Monte Carlo qui est assez glissant. Ce que je peux dire c’est que nous sommes très contents du package actuel, la voiture est bonne, nos pilotes sont forts. Aujourd’hui la compétition est rude, chaque team peut faire le meilleur temps, chaque team a un pilote rapide. Ce n’est plus l’époque où un team ou un pilote dominait. Maintenant c’est intéressant.

Notre but est d’avoir une voiture homogène sur toutes les conditions. Sur nos terres en Finlande, sur la neige, nous sommes extrêmement rapide. Nous continuerons à travailler toute la saison pour améliorer la voiture. Nous avons collecté énormément de data l’année dernière qui nous permettrons d’être encore meilleur.

Quels sont vos objectifs cette saison?

Nous voulons gagner plus de rallyes et gagner les titres évidemment. C’est un début de saison brillant. Je crois que notre équipe est plus forte qu’elle n’a jamais été depuis nos débuts. Je suis très heureux de voir les efforts de tous et très impressionné par l’adaptation très rapide d’Ott dans l’équipe, par son professionnalisme et sa rapidité d’apprentissage. Ce serait parfait de continuer ainsi. Nous avons hâte d’être en Suède.

Toyota Yaris WRC Monte Carlo 2018

Aux bords des spéciales

Quoi de mieux qu’un hélicoptère pour nous acheminer en bordure des spéciales? J’ai ainsi eu la chance de pouvoir approcher au plus près les n°4-6-7-10 et 11. Il faut bien l’avouer sous des conditions climatiques parfois compliquées. Il faudra attendre le samedi pour voir le soleil pointer le bout de son nez, mais aussi la neige tombée pendant la nuit!

Ce Monte Carlo 2018 a tenu toutes ses promesses avec des spéciales très délicates à négocier.

Ott Tänak a impressionné sur tout le rallye. Il s’est très vite adapté à la Yaris WRC pour signer quatre meilleurs temps en spéciales et se battre pour la victoire dans des conditions difficiles. Grâce à une stratégie prudente, il préserve une très belle seconde place pour ses débuts sous les couleurs TOYOTA.

Jari-Matti Latvala a lui aussi joué la prudence pour assurer un double podium à l’équipe et marque deux points sur la Power Stage.

Quant à Esapekka Lappi, il termine septième suite à une petite erreur dans la dernière spéciale, à 15 secondes de la quatrième place qu’il a longtemps tenue. On sentait bien le Finlandais particulièrement déçu, mais il peut considérer ce résultat comme très honorable pour son premier Rallye Monte-Carlo au volant d’une WRC.

Toyota Yaris WRC Monte Carlo 2018

Le choix des pneumatiques

Le dilemme du Monte Carlo est le choix des pneumatiques. Neige, pluie, sec… les concurrents doivent s’adapter au mieux. Problème: les pneus sont limités et il faut bien les choisir. Tous les constructeurs sont montés en Michelin, le fournisseur officiel du WRC.

Au Monte-Carlo, le nombre total de pneumatiques mis à disposition de chaque pilote WRC au Rallye Monte-Carlo 2018 se compose de 80 pneus : 20 Michelin Pilot Sport S6 (soft), 24 Michelin Pilot Sport SS6 (super soft), 12 Michelin Pilot Alpin A41 et 24 Michelin Pilot Alpin A41 CL (cloutés). Chaque pilote aura le droit d’utiliser au maximum 39 pneus au choix pour toute la durée du rallye, et 4 supplémentaires pour le shakedown.

Nous rencontrons au passage Dimitri Demore, responsable chez Toyota de toute la partie suspension, freinage, différentiel… et Français! Il réalise un travail monstre, en particulier sur les amortisseurs. Là aussi le choix est délicat, faut il régler la voiture pour le sec ou le mouillé? Apparemment, le travail est réussi puisque les Toyota occupent les avant postes!

Toyota Yaris WRC Monte Carlo 2018

La saison 2018 lancée

Que retenir à chaud de cette 86ème édition? Ogier conserve sa vitesse de pointe. Mais, on voit aussi que Tänak est déjà à l’aise dans la Toyota. Après une course solide, quasi exemplaire, il débute donc chez Toyota par une superbe seconde place. Il risque d’être redoutable cette année après avoir passé un vrai pallier l’an dernier chez M-Sport. A voir comment réagira Latvala, il faudra qu’il soit fort mentalement, surtout si son coéquipier Estonien est régulièrement devant lui.

« Je suis vraiment content, c’est un soulagement d’être là et de débuter la saison comme ça. Il y a toujours un peu d’excitation quand vous arrivez dans une nouvelle équipe. J’avais un très bon feeling avec cette voiture, tout comme avec l’équipe. Je remercie mes ouvreurs qui ont très bien travaillé. »

Ott Tanak, pilote Toyota

En Suède pour la prochaine épreuve du WRC, Ogier ouvrira le premier jour avec tout ce que cela comporte d’inconvénients. L’an dernier, c’était la première victoire de Toyota depuis le retour, avec Latvala. Il devançait alors Tänak…

Toyota Yaris WRC Monte Carlo 2018

// Merci à Toyota France pour cette expérience exceptionnelle.

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